Organisée par l'Université de Sherbrooke en collaboration avec le Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine devenir, l'édition 2016 de l’école d’été mettra l'image –  souvent perçue comme accessoire – au cœur de la réflexion. L’école d’été se déroule du 15 au 21 mai sur le campus de Longueuil de l'Université de Sherbrooke et a pour thème L'histoire par l'image. Cette thématique aborde les enjeux liés à l'utilisation de l'iconographie en recherche et en diffusion de l'histoire ainsi que dans l'étude et la mise en valeur du patrimoine, notamment en lien avec la dématérialisation de l'image numérisée.

Montréal numérique. L'histoire par l'image propose plusieurs conférences, des visites de terrain et des ateliers pratiques qui s'articulent autour de quatre axes :

  • l'image comme source
  • l'image en enseignement
  • l'image mise en valeur
  • l'image numérique.

Pour en savoir plus sur l'édition 2016 de l'École d'été Montréal numérique

2016

 

logo-montreal-plaque-tournante     logo usherbrooke 

Avec le soutien financier du :

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  • Le Quartier Libre de l'Université de Montréal a présenté notre cours dans une série spéciale consacrée aux écoles d'été.

    Pour consulter l'article en ligne: http://quartierlibre.ca/lhistoire-au-numerique/
    Pour l'obtenir en format PDF, cliquez ici.

  • Notre école d'été a fait parler d'elle dans le cahier spécial du journal Le Devoir du 13 février 2016!
    Cliquez ici pour consulter l'article en ligne et ici pour le format PDF.

 

À venir

Renseignements pratiques

Ce cours s’adresse aux étudiantes et étudiants universitaires de fin de 1er cycle (75 crédits minimum acquis) ou de 2e cycle, aux intervenantes et intervenants du milieu communautaire, de même qu’aux professionnelles et professionnels œuvrant au sein d’institutions consacrées à la recherche, l’enseignement, la diffusion ou la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine. Le cours pourra être crédité à l'Université de Sherbrooke sous le sigle HST 781, Ateliers d'informatique appliquée à l'histoire. Pour les étudiants de l'UQAM, le cours sera reconnu comme équivalent des cours suivants: au 1er cycle, HIM114H Activité sur le terrain ou, au 2e cycle, HIS7008 Initiation à l'informatique de recherche en histoire.

Le nombre de places est limité et la sélection se fera sur dossier.

Pour les étudiantes et étudiants désirant se faire créditer l’activité, votre dossier de candidature doit comprendre :

  • Vos relevés  de notes : pour le 1er cycle, un relevé attestant des 75 crédits acquis ; pour le 2e cycle,  le relevé de notes du baccalauréat et de votre maîtrise, le cas échéant.
  • Un curriculum vitae.
  • Une lettre de motivation précisant vos  intérêts de recherche et les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer à l’École d’été Montréal numérique.
  • Vous serez ainsi admissible à l’une des deux bourses d’étude de 175$ offertes par le Partenariat Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine devenir pour défrayer les frais d’inscription à l’École d’été. Ces bourses seront attribuées en fonction de l’excellence du dossier.

Pour tout autre candidate ou candidat :

  • Un curriculum vitae.
  • Une lettre de motivation précisant vos intérêts de recherche ou votre expérience pertinente et les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer à l’École d’été Montréal numérique.

Le dossier de candidature doit être envoyé à mtlnumerique@uqam.ca.

La date limite pour le dépôt des dossiers est le 4 avril.


Frais d’inscription

  • 175$ (taxes en sus) pour les étudiantes et les étudiants inscrits à l'Université de Sherbrooke, à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) ou dans toute autre université québécoise, en plus des frais habituels d’inscription à l’université de rattachement. C’est donc dire que, pour que l’activité soit créditée, deux paiements distincts seront requis : votre inscription à l’école d’été et les frais de scolarité pour le cours payables à votre université.
  • 400$ (taxes en sus) pour les membres d’organismes communautaires, les retraités et les diplômés récents (moins de 3 ans).
  • 775$ (taxes en sus) pour les professionnels, les fonctionnaires, etc.

Ce montant couvre l’ensemble des coûts liés à l’école, dont certains repas. Prière de noter que les frais d’inscription ne sont pas remboursables en cas d’annulation.

 

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Comité scientifique et conférenciers

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Biographies des conférenciers

NICOLAS BEDNARZAnalyste en gestion des documents et des archives, Ville de Montréal

Diplômé en archivistique, en sciences de l’information et en histoire, Nicolas Bednarz est analyste en gestion des documents et des archives à la Section des archives historiques de la Ville de Montréal. Il a également été archiviste à l’Université de Montréal et dans le milieu de l’enseignement collégial. Engagé depuis une vingtaine d’années dans le domaine artistique et musical montréalais, il s’intéresse particulièrement aux multiples formes de diffusion archivistique et à la place occupée par la pluridisciplinarité dans cette diffusion. Responsable de plusieurs publications, il est notamment coauteur du livre Quand les archives racontent Montréal : 100 pièces d’exception, paru chez les Publications du Québec en 2013.

VINCENT BOUTONNETUniversité du Québec en Outaouais

Vincent Boutonnet est professeur de didactique des sciences humaines à l'UQO. Il s'intéresse particulièrement aux usages des ressources didactiques telles que le manuel, le film, le jeu vidéo, mais aussi l'iconographie ou la bande dessinée. L'analyse des usages publics de l'histoire sont aussi essentiels dans cette démarche au regard des postures épistémologiques et axiologiques véhiculées par le discours médiatique ou la commémoration patrimoniale. En ce sens, il collabore avec plusieurs professeurs qui s'intéressent à ces questions dont Marc-André Éthier (UdeM), David Lefrançois (UQO), Bastien Sasseville (UQAR) et Stéphanie Demers (UQO). Il est aussi membre du CRIFPE et de l'AQDHG.

JOANNE BURGESSUniversité du Québec à Montréal

Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et le Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.

MICHELLE COMEAUChargée de cours, Département d’histoire, Université du Québec à Montréal

Michelle Comeau est chargée de cours au département d’histoire de l’UQAM depuis 1993. Elle s’intéresse à l’histoire du Québec au 20e siècle ainsi qu’à l’histoire appliquée. Ses sujets de recherche ont porté notamment sur divers établissements commerciaux montréalais, le mouvement familial québécois, la recherche sur le design au Québec. Membre collaborateur du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM) et membre associé de l’Institut du patrimoine de l’UQAM, elle s’intéresse également aux questions patrimoniales. Elle travaille actuellement sur le petit commerce de l’alimentation en milieu populaire (Centre-Sud de Montréal), de la fin des années 1940 au début des années 1960. Ce projet s’inscrit dans l’un des chantiers thématiques du Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir du LHPM.

JACQUES DES ROCHERSConservateur de l’art québécois et canadien (avant 1945), Musée des beaux-arts de Montréal

Jacques Des Rochers est conservateur de l’art québécois et canadien (avant 1945) au Musée des beaux-arts de Montréal, depuis juin 2002. Pour ce corpus – dans le cadre du 150e anniversaire du musée – il a développé le concept d’exposition et dirigé le redéploiement au nouveau pavillon Claire et Marc Bourgie d’art québécois et canadien, inauguré en 2011 (projet qui a reçu entre autres les prix d’excellence de l’Association des musées canadiens et de la Société des musées québécois). Il a aussi dirigé à cette occasion la première publication d’envergure dédiée à l’ensemble de ces collections. Il a été tout récemment co-commissaire de l’exposition et co-directeur de la publication Une modernité des années vingt à Montréal. Le Groupe de Beaver Hall (2015) (projet qui vient d’obtenir le prix d’excellence de l’Association des musées canadiens et le 2016 Melva J. Dwyer Award de l’Art Libraries Society of North America). Commissaire de l’exposition L’Héritage artistique des Sulpiciens de Montréal il était aussi l’un des auteurs de la publication Les Sulpiciens de Montréal. Une histoire de pouvoir et de discrétion (Fides 2007; Wilson & Lafleur 2013), et responsable de la recherche iconographique pour cet ouvrage. C’est sur la base de cette importance accordée à l’iconographie et à l’œuvre d’art, en particulier, que Jacques Des Rochers s’adresse à vous aujourd’hui, avec une conférence intitulée : «Une image vaut mille mots et peut en cacher une autre». L’apport incontestable de l’iconographie à l’illustration de l’histoire. (titre provisoire)

DOMINIC HARDYProfesseur, département d’histoire de l’art, UQAM et directeur de l’Équipe de recherche en histoire de l’art au Québec (ERHAQ)

Dominic Hardy s’est joint au département d’histoire de l’art en décembre 2008. Diplômé en histoire de l’art (Ph.D., Concordia), en études canadiennes interdisciplinaires (MA, Trent University) et en arts plastiques (BFA, Concordia), il est spécialiste de la caricature et de la circulation de l’image satirique au Québec (18e-20e siècles). Outre l’ERHAQ, il dirige le Laboratoire des études numériques sur l’histoire de l’art au Québec et les activités du groupe Caricature et satire graphique à Montréal.

ISABELLE JACQUESMinistère de la Culture et des Communications

Diplômée d'architecture, Isabelle Jacques est conseillère en patrimoine au ministère de la Culture et des Communications. Depuis 2011, elle est responsable du système informatique de gestion du patrimoine immobilier, mobilier et immatériel du Québec (PIMIQ), l’outil ministériel utilisé pour administrer la Loi sur le patrimoine culturel, et de sa plateforme de diffusion grand public, le Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

MARIE-PIERRE NAULTBibliothèque et Archives nationales du Québec

Marie-Pierre Nault occupe depuis huit ans le poste d’archiviste responsable de l’animation à la Direction des services aux usagers et aux partenaires de BAnQ. Ses mandats sont la mise en valeur des archives et le développement des clientèles. Par les visites guidées, les formations, la référence en salle de consultation, ainsi que l’édition de contenu pour le portail de BAnQ, et les médias sociaux, Marie-Pierre Nault a à cœur de faire connaitre les trésors des archives de la Direction générale des archives nationales.

JEAN-FRANÇOIS PALOMINOBibliothèque et Archives nationales du Québec

Détenteur d'une maîtrise en histoire de l'Université Denis-Diderot (Paris-VII) et d'un diplôme d'études approfondies de l'Université Paris-Sorbonne (Paris-IV) dans la même discipline, Jean-François Palomino poursuit ses recherches sur l'histoire de la cartographie en Amérique du Nord. Entre 2000 et 2016, il occupe le poste de cartothécaire à Bibliothèque et Archives nationales du Québec et, depuis l’automne 2015, celui de coordonnateur à la diffusion des collections patrimoniales.

STÉPHANIE POISSON | Musée McCord

Chargée de projet, Web et multimédia au Musée McCord, Stéphanie Poisson a coordonné différents projets de numérisation et de mise en ligne de ressources sur le site du Musée de même que sur des plateformes externes. Elle a notamment piloté la mise en ligne de plus de 400 images des Archives photographiques Notman sur Flickr : The Commons et 500 objets sur Art Project. Elle a  également coordonné la mise en place des applications Musée Urbain MTL et Montréal, une ville à écouter au Musée McCord. Elle est aussi en charge de la mise en place des éléments multimédias en exposition.  Stéphanie est membre de l’équipe du Musée McCord Stewart depuis 1997.

JULIA POYETUniversité du Québec à Montréal

Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.

MARIO ROBERTChef de la Section des archives de la Ville de Montréal

Détenteur d’une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal, d’une maîtrise en bibliothéconomie de l’Université de Montréal et d’un DESS en gestion des organismes culturels de HEC Montréal, Mario Robert est le chef de la Section des archives à la Ville de Montréal. De 1985 à 1991, il a été bibliothécaire-archiviste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avant de se joindre à la Ville en tant qu’analyste en gestion des documents et des archives. Chargé de cours à l’Université de Montréal de 2004 à 2008, il a enseigné la description et la diffusion des archives à la maîtrise en sciences de l’information. Auteur de plusieurs articles, conférencier, blogueur et chroniqueur en archivistique et en histoire, il a codirigé l’ouvrage La gestion des archives photographiques publié aux Presses de l’Université du Québec en 2001. Il est aussi coauteur des livres Vivre Montréal 1920-1969 (2011), Quand les archives racontent Montréal : 100 pièces d’exception (2013) et Quartiers disparus (2014).

LÉON ROBICHAUDUniversité de Sherbrooke

Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.

TANYA SOUTHCOTTMcGill University

Tanya Southcott is a PhD student in the School of Architecture at McGill University where her dissertation, entitled: “Memory Makers: Women, Photography, and Demolition in Montreal, 1960-1985” explores architectural photography and the intersection between demolition and memory in the context of Montreal following the Second World War. Tanya holds a Post-Professional Master of Architecture from McGill University, a certificate in Heritage Conservation Planning from the University of Victoria, and a Bachelor of Environmental Studies and a Master of Architecture from the University of Waterloo. She is an associate of the Architectural Institute of British Columbia (former registrant) and has worked in both architectural and heritage consulting offices across Canada and the United Kingdom, as well as on archaeological excavations in Turkey.

CATINCA-ADRIANA STANChargée de cours, Faculté des sciences de l’Éducation, Université Laval

Catinca Adriana Stan, Ph. D.  est historienne et didacticienne. Elle travaille comme chargée de cours à la Faculté des sciences de l’éducation, Université Laval. Elle collabore en tant que consultante avec la Direction de l’éducation des adultes et de l’action communautaire, MEESR, pour adapter le nouveau programme d’histoire. Elle a dirigé l’ouvrage collectif L’histoire nationale telle qu’elle est enseignée dans nos écoles. Débats et propositions (2015, PUL), qui rend compte du débat sur l’enseignement de l’histoire au Québec. Principaux champs de recherche: analyse de curriculum, analyse de manuels scolaires, développement de la conscience historique, éducation à la citoyenneté.

MAGALI UHLProfesseure et directrice du CÉLAT-UQÀM, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal

Magali Uhl est professeure de sociologie à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) et Directrice du CÉLAT à l’UQÀM (Cultures, Arts, Sociétés). Ses principales recherches visent à cerner les transformations des sociétés actuelles par le prisme de l’art contemporain. Elle interroge plus spécifiquement le rôle, la place et les enjeux des images, principalement artistiques, dans la connaissance du social. Les questions relatives à la subjectivité, l’identité et la corporéité sont au cœur de ce programme de recherche. Dernier ouvrage paru : Magali Uhl (dir.), Les récits visuels de soi. Mises en récit artistiques et nouvelles scénographies de l’intime, Paris, Presses Universitaires de Paris Ouest, 2015.

NATASHA ZWARICHUniversité du Québec à Montréal

Natasha Zwarich est professeure en archivistique au Département d’histoire de l'UQAM. Elle détient un doctorat en sciences de l’information de l’Université McGill. Ses intérêts de recherche portent sur la gestion électronique des documents, notamment les problématiques de gestion touchant le courrier électronique, les métadonnées, les compétences informationnelles des étudiants en histoire ainsi que la gouvernance informationnelle, plus spécifiquement les indicateurs de performance normalisés en archivistique. Elle a occupé différents postes d’archiviste dans des organismes publics durant près de 10 ans.

 

Comité scientifique et conférenciers

Biographies des membres du comité scientifique

Joanne Burgess

Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et l’équipe Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.


Dany Fougères

Dany Fougères est professeur au Département d’histoire de l'UQAM. Il s’intéresse particulièrement à Montréal et sa région (son île), aux infrastructures et travaux publics, aux réseaux techniques, à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme. Plus largement, il s’intéresse à l’étude des territoires québécois, locaux et régionaux, aux conditions historiques et contemporaines de leur occupation et aux transformations de leur environnement. Dany Fougères porte également un regard sur les expériences étrangères, cela afin d’ajouter une perspective comparative à l’étude du Québec et plus globalement d’observer, à l’international, les pratiques publiques ou privées en matière de planification et d’aménagement du territoire et de gestion des infrastructures publiques et réseaux techniques.


Julia Poyet

Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.


Léon Robichaud

Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.


Natasha Zwarich

Natasha Zwarich est professeure en archivistique au Département d’histoire de l'UQAM. Elle détient un doctorat en sciences de l’information de l’Université McGill. Ses intérêts de recherche portent sur la gestion électronique des documents, notamment les problématiques de gestion touchant le courrier électronique, les métadonnées, les compétences informationnelles des étudiants en histoire ainsi que la gouvernance informationnelle, plus spécifiquement les indicateurs de performance normalisés en archivistique. Elle a occupé différents postes d’archiviste dans des organismes publics durant près de 10 ans.


 

Dimanche 15 mai 2016 – Rencontres

Objectifs de la journée

Comme son intitulé l’indique, cette première journée de l’École d’été se propose comme une série de « rencontres » : rencontres des participantes et participants entre eux, rencontres entre les participantes, les participants et l’équipe de formation, mais aussi rencontre avec la thématique de l’édition 2016 de l’École d’été Montréal numérique et surtout avec les caractéristiques de l’image numérique qui sera au cœur de notre réflexion pendant la semaine.

09h00  fleche-programmation  09h30 Accueil des participants
09h30 fleche-programmation  10h30

Présentation : L.Robichaud, J.Burgess et J.Poyet

  • Présentation du plan de cours, grille-horaire et entente d’évaluation


10h30 fleche-programmation  11h00

Pause


11h00  fleche-programmation  12h30 Présentation : J.Des Rochers
  • Conférence d'ouverture - « Une image vaut mille mots et peut en cacher d’autres ». L’apport incontestable de l’iconographie à l’illustration de l’histoireRésumé

Tel que le souligne le titre de cette conférence, la multiplicité des portes d’entrée potentielles d’une image s’offre comme moyen supplémentaire d’enrichir le propos de l’histoire avec un petit ou un grand h/H. Au-delà des questions esthétiques, la hiérarchie des images n’existe, comme pour celle des histoires, qu’en fonction du plus ou moins large spectre de données qu’on peut en tirer. On ne les épuise pas facilement, elles nous révèlent des faits qu’elles seules ont le pouvoir de livrer. Comme elles peuvent aussi mentir, leur interprétation est à l’égal des textes, essentielle. Par ailleurs, faire l’économie du langage visuel ce serait, malencontreusement, se priver d’un supplément d’âme.  J’essaierai par le biais de ma pratique de conservateur des beaux-arts, engagée dans le collectionnement, les expositions et les publications sur l’art, de mettre en perspective divers exemples de la valeur et de l’usage de l’œuvre d’art et de l’image en général pour l’histoire en particulier.

Lectures suggérées

12h30  fleche-programmation  13h30
Repas du midi
13h30  fleche-programmation  15h00

Activité brise-glace : J.Poyet

  • Activité brise-glace : Une image vaut 1000 mots… Cinq images valent une histoire!Résumé

En proposant aux participantes et participants de bâtir une histoire en images, cette activité a pour objectif de leurs permettre de se rencontrer et d’initier le travail qui serve de fil conducteur de la semaine d’école. Observation, description, discussion, négociations, partage et créativité seront au rendez-vous.

15h00  fleche-programmation  15h30

Pause

15h30  fleche-programmation  17h00 Présentation : L.Robichaud
  • Les caractéristiques d'une image numériqueRésumé

L'image numérique tramée est formée d'un assemblage de pixels dont on doit comprendre les caractéristiques afin de bien saisir l'objet dans son ensemble. Cette présentation permettra de découvrir les concepts de base (pixel, bit, résolution, couleur, compression) et de comprendre comment ils influencent l'acquisition, l'archivage, le traitement et la diffusion des images numérisées ou créées en format numérique.

Lectures suggérées

17h00  fleche-programmation  18h00 Cocktail

Lundi 16 mai 2016 – L'image source

Objectifs de la journée

Dans les présentations d’aujourd’hui, les participants pourront accroître leur compréhension des caractéristiques de l’image comme source et découvrir diverses approches et méthodologies qui permettent son analyse et son interprétation. Une première conférence nous invitera à porter une attention particulière à la matérialité de l’image et à son contexte de production, tandis que la seconde intervention approfondira l’étude de l’œuvre d’une photographe montréalaise du 20e siècle, révélant la relation intime entre l’auteure et sa production iconographique. Une troisième séance présentera un autre type de collection iconographique, réunie dans les spicilèges d’E.Z. Massicotte, et son statut comme source essentiel pour l’histoire de Montréal. La journée se termine par un Laboratoire qui offrira une initiation au processus de numérisation de l’image. 

09h00  fleche-programmation  10h30 Présentation : D.Hardy
  • La matérialité de l’image à l’heure de sa reproduction numérique : réflexions à partir du champ historique québécois Résumé

Cette présentation revient tout d’abord sur trois épisodes de recherche sur la caricature qui touchent à l’histoire du Québec. Dans les années 1840, les premières revues satiriques illustrées sont publiées à Montréal. Elles reflètent la situation politique tendue qui sévit entre les partisans du mouvement réformiste dirigée par Baldwin et Lafontaine et les marchands Tory de Montréal qui cherchent à protéger les privilèges dont ils jouissent sous le système colonial britannique.  Un siècle plus tard, dans la presse à grand tirage quotidienne, les Arthur Racey (Montreal Star) et Albéric Bourgeois (La Presse) créent un imaginaire visuel satirique qui permet aux montréalais de réfléchir sur les mutations sociales, technologiques et politiques qui marquent de plus en plus rapidement leur expérience du monde. Dans les années 1940 et 1950, Robert LaPalme offre à ses lecteurs une des grandes créations du répertoire comique de l’époque dans le Maurice Duplessis anti-héroïque qu’il construit dans les pages des journaux Le Canada et Le Devoir. Comme on le verra, c'est l’ère de la numérisation des sources qui a rendu possible toutes ces recherches. Et pourtant, la mise en place de vastes répertoires iconographiques, même si elle nous permet de faire des analyses inusitées, ne doit pas nous priver du contact avec la chose qu'est l’image: c’est dans la matérialité qui passe du dessin original sur carton à la version imprimée que l’image satirique nous aide à lire et à reconstituer l’époque dans laquelle elle est action politique.

Lectures suggérées

10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h15  fleche-programmation  12h30 Présentation : T.Southcott
  • Self-Representation and the City: The Photography of Edith MatherRésumé

From 1966 to 1985, Edith Mather, an amateur Montreal-based photographer, walked the city’s downtown neighbourhoods with a seemingly singular purpose – to document the evolving streetscape. Embedded in her domestic routine, she began her walks each morning by packing a pram with her son, camera, and supplies, and returned home each evening to meticulously record the places they visited. The resulting collection of over 4000 images reveals the city through candid, black and white photographs that Mather developed and printed in her home darkroom, then annotated and catalogued in a series of handmade albums that she donated to Montreal’s McCord Museum in 2012. This talk takes Edith Mather’s collection as a case study for analysing photographic images. It explores how the actions surrounding photographs, both the photographer’s and the researcher’s, inform their meaning, and considers how biography and the materiality of the collection contribute to its interpretation.

Lectures suggérées

12h30  fleche-programmation  13h30 Repas du midi
13h30  fleche-programmation  15h00 
Présentation : J.-F.Palomino
  • Une collection iconographique incontournable pour illustrer l’histoire de Montréal : les albums spicilèges d’Édouard-Zotique MassicotteRésumé

À la fois journaliste, archiviste et historien, Édouard-Zotique Massicotte (1867-1947) a rassemblé ce qui est probablement la collection d’images la plus volumineuse portant sur l’histoire de Montréal. Le corpus couvre une période allant des années 1850 aux années 1940 et est constitué d’un ensemble comprenant quelque 16 000 photographies et autres illustrations dont la majorité est en provenance des journaux et revues de l’époque, rares témoignages visuels sur l’une des périodes les plus florissantes de la ville. Les pièces ainsi conservées permettent d’apprécier l'architecture d’une multitude d'édifices aujourd'hui disparus ou transformés au fil des ans. D’autres images rappellent des événements qui se sont déroulés à Montréal durant cette période : grèves, carnavals, incendies, compétitions sportives, cérémonies religieuses, etc. Tous les quartiers anciens de Montréal et des environs y sont très bien représentés. Les images permettent de mieux documenter les transformations successives des moyens de transport, l’implantation des industries, le développement des loisirs, l’évolution de la mode ainsi qu’une panoplie d’autres sujets propres à l’histoire sociale, culturelle et économique de la ville. Une partie de la collection, désignée par l’appellation « Albums de rues Massicotte » (et comprenant 6064 images), est actuellement disponible en ligne. L’importance du corpus en a fait l’une des premières collections numérisées par la Bibliothèque nationale du Québec à la fin des années 1990. Les images qui y figurent ont été exploitées par toute une génération d’historiens intéressés par l’histoire de Montréal. La présentation se veut une initiation au corpus (ses origines, sa nature, ses particularités, son exploitation jusqu’à présent) ainsi qu’une exploration préliminaire de nouvelles formes de mise en valeur auprès des chercheurs et du grand public.

Lectures suggérées

15h00  fleche-programmation  15h30 Pause
15h30 fleche-programmation  17h30 Laboratoire sous la direction de : L.Robichaud
  • Laboratoire 1. Acquisition, numérisation, documentationObjectifs

Ce laboratoire permettra aux étudiants de s'initier aux principales étapes du traitement des images en vue de leur conservation en format numérique.

Ressources pour ce laboratoire

17h30  fleche-programmation  18h30 Temps de déplacement
18h30  fleche-programmation  21h30

Activité culturelle > Souper au restaurant O.Noir [124 Rue Prince Arthur E]


Mardi 17 mai 2016 – L'image numérique

Objectifs de la journée

Les activités de la journée présentent une vue d'ensemble des images numériques et des enjeux liés à la sélection, la gestion et à la diffusion. Après avoir découvert les pratiques en cours à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, les étudiants s'initieront à l'importance des métadonnées pour assurer la bonne gestion des collections. Après avoir identifié et choisi des images à partir du corpus des Albums Massicotte, les étudiants auront un premier contact avec la plate-forme grâce à laquelle ils pourront les mettre en valeur. 

09h00  fleche-programmation  10h30 Présentation : M-P.Nault
  • Les archives à BAnQ Résumé

Les magasins de BAnQ renferment des millions de documents rendus accessibles dans ses 10 centres. Cette présentation vous fera découvrir la chaine de travail des employés quant aux processus d'acquisition, de traitement, de conservation, de préservation, de numérisation et de mise en valeur des trésors de BAnQ.

Lectures suggérées

10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30

Présentation : N.Zwarich

  • Démystifier les métadonnées pour assurer la gestion des ressources numériquesRésumé

Les institution du patrimoine (bibliothèques, archives et musées) ont une longue tradition de description de contenus informationnels. Ces descriptions contribuent notamment à faciliter la gestion, l'accessibilité et la diffusion des ressources informationnelles. Or, l'usage grandissant du numérique et l'explosion du nombre de ressources disponible en ligne a certes permis une plus large diffusion de l'information grâce aux métadonnées.  Le concept de métadonnée peut avoir plusieurs connotations selon la discipline ou les communautés qui l'utilisent. De manière générale, une métadonnée consiste en de l’information qui décrit, explique, permet la localisation de ressources afin d’en faciliter le repérage, l’utilisation et la gestion. Les métadonnées sont une composante essentielle du Web. Cependant, il existe plusieurs types de métadonnées qui répondent à différentes fonctions. Il importe donc de choisir les métadonnées appropriées selon le type de ressource numérique à décrire et à diffuser. Cette présentation vise donc à démystifier ce que sont les métadonnées, leurs usages ainsi que leur fonctionnement, selon le type de ressource, dans un environnement numérique.

Lectures suggérées

12h30  fleche-programmation  13h30 Repas du midi
13h30  fleche-programmation  15h00 Atelier pratique sous la direction de : J.Burgess
  • Les albums de rues Massicotte et le Vieux-MontréalObjectifs

Cet atelier permettra de mieux comprendre les albums de rues Massicotte. En lien avec des sources qui facilitent la localisation des lieux représentés dans les images, les étudiants procéderont à la sélection d'un corpus qui sera exploité pendant les autres activités de la semaine.

Ressources pour cet atelier

15h00  fleche-programmation  15h30
Pause
15h30  fleche-programmation  17h30

Laboratoire sous la direction de : L.Robichaud

  • Laboratoire 2. Initiation à Story MapsObjectifs

La plate-forme Story Maps permet de raconter une histoire à partir d'images géolocalisées. Ce laboratoire permettra aux étudiants de s'initier aux différents aspects de la plate-forme afin d'y intégrer les images qui auront été sélectionnées pour leur exposition virtuelle.

Ressources pour ce laboratoire


Mercredi 18 mai 2016 – L’image et l’enseignement

Objectifs de la journée

Dans un article de 1999, l’historien didacticien, François Audigier, affirmait déjà : « Il n’est pas de bon cours d’histoire ni de bon cours de géographie qui ne fassent place à la représentation et à l’étude de quelques images ».  Si pendant des siècles, l’écrit, le texte était le support presque exclusif de l’enseignement, dans le contexte de notre société moderne, les images se sont peu à peu imposées dans les cours d’histoire. Mais qu’en est-il de leur valeur réelle ? Quelle utilisation en font les manuels, les enseignants ? L’image simple illustration ? L’image source de la pensée historienne ?

Ces questions seront au cœur des deux conférences de la journée tout autant que de la formation à la préparation des affiches.  

Audigier, F. (1999). Représentations visuelles en histoire et en géographie. Les images dans l’enseignement de l’histoire et de la géographie, in Images, langages. Recherches et pratiques enseignantes, INRP, page 45.

09h00  fleche-programmation  10h30 Présentation : C.-A.Stan
  • Illustrer le territoire québécois : instrumentalisation du paysage dans les manuels d’histoire au secondaireRésumé

Depuis la Révolution Tranquille des années 1960, les Canadiens-français, devenus Québécois, optent pour l’enracinement de leur représentation territoriale nationale à l’intérieur des limites du Québec (Lasserre 1998, 2004), en abandonnant ainsi le rêve d’une nation francophone répandue à la grandeur du territoire canadien. Au fil du temps, les programmes d’histoire et les manuels scolaires ont diffusé l’idée de «territoire national» (Stan, 2015a), défini comme une construction sociale, politique et culturelle se superposant sur un espace physique délimité (Ferland, 2006). Par la compétence 1, «Caractériser une période de l’histoire du Québec et du Canada», dont une des composantes demande explicitement de considérer des éléments géographiques, comme les limites du territoire, ou l’identification des traces de l’occupation du territoire (MEESR, 2015),  le nouveau programme d’histoire renforce cette construction identitaire basée sur le territoire (Stan, 2015b). Cette emphase du local et du régional, menant à la particularisation de l’espace, est une tendance soutenue par les manuels d’histoire, qui utilisent à la fois des cartes pour représenter le territoire, mais aussi des documents iconographiques (peintures, photographies) illustrant de manière concrète ce même territoire. Comment on construit l’idée de territoire national ? Comment on le rend reconnaissable ? Quels sont ses caractéristiques, ses particularités ? Quels sont les rapports que la société québécoise entretient avec son territoire ? Nous tenterons de répondre à ces questions en faisant une analyse des paysages présents dans les manuels d’histoire de niveau secondaire, en les classifiant en plusieurs catégories : paysages ruraux /urbains, nature sauvage /nature humanisée, etc. et en les mettant en corrélation avec les valeurs attribuées à la «nation québécoise».

Lectures suggérées

10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30

Laboratoire sous la direction de : L.Robichaud

  • Laboratoire 3. L'ajout de métadonnées Objectifs

Bien que la technologie de reconnaissance des formes sur les images progresse de manière constante, les métadonnées demeurent le meilleur outil permettant de repérer les images associées à différents sujets. En lien avec la présentation théorique sur les métadonnées, ce laboratoire permet d'explorer différentes manières d'associer des éléments de taxonomie et de folksonomie aux images tout en réfléchissant à l'évolution des pratiques visant à faciliter la mise en relation des données.

Ressources pour ce laboratoire

12h30  fleche-programmation  13h30 Repas libre
13h30  fleche-programmation  15h00

Présentation : V.Boutonnet

  • Étude de cas historique : la Chute de la Chaudière et son iconographieRésumé

L’atelier s’intéressera à l’évolution du site patrimonial de la Chute de la Chaudière entre Gatineau et Ottawa. Tout d’abord lieu d’échanges économiques et site sacré pour les tribus algonquiennes, cette Chute est devenue aussi le lieu de développement de la région grâce à l’industrie forestière à partir du XIXe siècle. C’est aujourd’hui une zone désaffectée, dû à la contamination des sols par plusieurs siècles d’industrialisation, qui vise à être revitalisée par un projet immobilier d’envergure relativement contesté (Zibi). Entre protection du patrimoine et revitalisation, cette étude de cas illustrera la tension socioéconomique qui a façonné ce territoire et ce patrimoine. Plusieurs documents seront analysés au travers de peintures et de photographies. Les analyses s’appuieront sur la perspective structurale de Henri Lefebvre (1974) et la sémiotique architecturale d’Umberto Eco (1997). Il sera alors question de la production de l’espace par une société – une production sociale selon Lefebvre (1974) – et comment elle peut être perçue ou analysée. L’enjeu peut alors se transporter dans une problématisation éducative et civique.

Lectures suggérées

15h00  fleche-programmation  15h30 Pause
15h30  fleche-programmation  17h00 Formation pour la préparation des affiches  : N.Zwarich
17h00  fleche-programmation  18h30 Temps de déplacement
18h30  fleche-programmation  20h00

Table-ronde ouverte au public : M.Uhl, M.Comeau et M.-M.Tremblay

  • Images de l'intime et du quotidien: produire, choisir, réinterpréter

Jeudi 19 mai 2016 – L’image mise en valeur

Objectifs de la journée

Cette journée est consacrée à divers aspect de la mise en valeur de l’image pour faire connaître une collection ou un fonds d’archives, pour communiquer les résultats d’une recherche ou pour raconter une histoire. Nous aborderons d’abord les enjeux de la mise en valeur par une institution de ses collections iconographiques, en examinant les riches collections de la Section des archives de la Ville de Montréal et les nombreux moyens utilisés pour les diffuser et faire connaître des Montréalais. Les exigences techniques de la mise en ligne des images numériques seront aussi abordées. Les historiens peuvent aussi mettre en valeur les images dans le cadre de leurs recherches, leurs publications ou leurs expositions. L’examen du processus d’élaboration d’une exposition permettra de cerner les stratégies de recherche iconographique, les critères de sélection et la dynamique propre au contexte de production d’une exposition. La conférence sera suivie de la visite de cette exposition. Pendant l’après-midi, les participants seront de retour en laboratoire pour travailler à la mise en forme et à la mise en ligne de leur propre exposition virtuelle.

09h00  fleche-programmation  10h45 Présentation: M.Robert et N.Bednarz
  • Communiquer les photographies et les images des Archives de Montréal Résumé

Les Archives de Montréal visent à rendre facilement accessibles les ressources historiques et archivistiques conservées à la Ville et à promouvoir l’histoire montréalaise auprès de sa population et du public. Nos fonds et collections comprennent plus d’un million de photographies, principalement du 20e siècle, et autres documents iconographiques. Cette communication portera sur les grandes séries et leur intérêt pour la recherche historique. Seront aussi abordés les outils de communication mis en place en réponse aux enjeux actuels, les stratégies de diffusion adoptées de même que les résultats obtenus (interaction et création).

10h45  fleche-programmation  11h15 Pause
11h15  fleche-programmation  13h00

Présentation : J.Burgess

  • Les images pour le dire : l’historien, l’exposition et la communication visuelle Résumé

Cette  conférence s’intéresse à l’utilisation de l’image par l’historien dans un contexte précis, soit la diffusion de contenu historique par une exposition in situ ou virtuelle. L’image est examinée dans son rapport dialectique avec l’information historique, tantôt comme support au propos de l’historien, tantôt comme source d’inspiration du message communiqué. À partir de quelques exemples, mais surtout de l’étude d’un cas, l’exposition « Le Plateau de Michel Tremblay », la communication examinera les modalités de la recherche iconographique, l’impact de la conception graphique sur la sélection et l’exploitation des images, les relations entre textes et images et, enfin, les aspects éthiques et juridiques de l’utilisation des images dans une exposition.

Cette présentation sera suivie de la visite de l’exposition itinérante « Le Plateau de Michel Tremblay » dans le hall d’entrée du CHUM situé au 900 rue St-Denis.

Lectures suggérées

13h00  fleche-programmation  14h00 Repas libre et temps de déplacement
14h00  fleche-programmation  17h30

Laboratoire sous la direction de :  L.Robichaud

  • Laboratoire 4. Mise en forme et mise en ligne Objectifs

Ce laboratoire permettra d'explorer certaines méthodes plus avancées du traitement de l'image numérisée en vue de la mise en ligne. Des logiciels alternatifs seront présentés afin de faciliter le choix de l'outil qui correspond le mieux aux besoins et aux ressources d'un projet.

Ressources pour ce laboratoire

17h30  fleche-programmation  21h00 Temps de travail libre en laboratoire

Vendredi 20 mai 2016 – Vos images… Action!

Objectifs de la journée

Cette journée offre des occasions d’échanges entre participants et professeurs, dans une intention de dresser une synthèse critique des apprentissages tirés de cette semaine intensive d’activités. Les explorations thématiques et expériences pratiques vécues sont discutées et analysées à la lumière des lectures suggérées par les conférenciers et professeurs. Deux présentations-éclair viennent nourrir les réflexions en montrant les défis associés à la préservation et à la diffusion des collections historiques ou patrimoniales numérisées. Finalement, du temps de travail en laboratoire est alloué pour mettre la touche finale aux affiches qui seront présentées le lendemain dans le cadre du colloque des participants. 

09h00  fleche-programmation  09h30 Questions-réponses autour d’un café : J.Poyet
09h30  fleche-programmation  12h00

Séminaire sous la direction de  : J.Poyet

Objectifs

La séance de séminaire en petit groupe (de 5 à 10 participants) prévue à l’horaire de cette journée, a pour objectif de permettre aux participant.e.s de témoigner de leur compréhension des textes qu’elles/ils ont lu pour se préparer à l’école d’été et surtout de tisser des liens entre ces lectures et les activités vécues lors de la semaine intensive. En exprimant ainsi leur idées, en étant invité.e.s à structurer leur discours, à approfondir encore davantage leur réflexion, elles/ils pourront initier le travail de construction d’affiche au quel elles/ils devront par la suite se consacrer lors des séances en laboratoire.

12h00  fleche-programmation  12h30

Présentation éclair : I.Jacques

  • Le système de gestion et de diffusion du patrimoine culturel québécois du ministère de la Culture et des Communications : constituer et rendre accessible un inventaire national, collaboratif et pluridisciplinaire Résumé

Le ministère de la Culture et des Communications est responsable de l’administration de la Loi sur le patrimoine culturel (LPC), qui vise à « favoriser la connaissance, la protection, la mise en valeur et la transmission du patrimoine culturel » (art.1). Pour le soutenir dans sa mission, il s’est développé le système de gestion du patrimoine immobilier, mobilier et immatériel du Québec, PIMIQ, lequel comporte une plateforme de diffusion, le Répertoire du patrimoine culturel du Québec (RPCQ) (www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca).

Cette brève présentation vise à faire connaître ce dépôt majeur d’informations patrimoniales né de la volonté du ministère de constituer et de rendre accessible au plus grand nombre un inventaire national et pérenne du patrimoine culturel. Il sera question des objectifs, fonctions et défis d’un système de gestion supportant une vision élargie du patrimoine, qui inclut tant des biens immobiliers et mobiliers, des plaques commémoratives que des paysages culturels, des personnes, des groupes, des événements et des éléments du patrimoine immatériel. Misant sur une approche collaborative de création et d’enrichissement de contenu, les différents contextes et modalités de contribution seront également abordés. La dernière partie de la présentation sera consacrée à la diffusion des données de PIMIQ au RPCQ, à la vocation de cette plateforme et à son utilisation.

Lectures suggérées

12h30  fleche-programmation  13h30 Repas libre
13h30  fleche-programmation  14h00

Présentation éclair : S.Poisson

  • Les collections sont en ligne. Mais encore! Résumé

À l’été 2015 le Musée McCord mit en ligne la nouvelle mouture de son site Web. La section « Collections en ligne » fut cependant exclue de cette refonte. Avant d’entreprendre la réorganisation de ces contenus en ligne, le Musée doit mettre en place une stratégie numérique durable et pour ce faire une série de décisions doivent être prises. La présentation sera donc consacrée à quelques-unes des questions soulevées par cette démarche. Pourquoi et pour qui mettons-nous nos collections en ligne? Comment mesurer le succès de notre démarche? Les indicateurs de succès sont-ils simplement quantitatifs? Quel sont les indicateurs? Devons-nous permettre le téléchargement gratuit de nos images haute-résolution? Dans un contexte économique difficile le Musée peut-il se permettre de délaisser cette source de revenu? Et qu’en est-il de l’utilisation de ses images? Accepterons-nous de perdre le contrôle? Si oui, comment le Musée peut-il favoriser, voire même encourager la réutilisation des images de ses collections dans différents contextes? Le Musée se voulant davantage participatif et collaboratif, comment ceci modifiera la façon dont il diffusera ses images en ligne?

Lectures suggérées

14h00  fleche-programmation  17h30

Laboratoire sous la direction de : L.Robichaud

  • Laboratoire 5. Finalisation des expositions et des affichesObjectifs

En lien avec l'atelier de préparation des affiches, ce laboratoire vise à faciliter la finalisation des expositions virtuelles en s'intéressant d'une part à la mise en page sur Story Maps et en se penchant d'autre part à certains aspects visuels des affiches.

Ressources pour ce laboratoire

17h30  fleche-programmation  21h00 Temps de travail libre en laboratoire

Samedi 21 mai 2016 – Colloque des étudiants

Objectifs de la journée

Le colloque de fin d’école est pensé comme une période de partage des réflexions menées par chacune des participantes et chacun des participants de l’École d’été Montréal numérique. Il témoigne de l’intégration des apprentissages réalisés et annonce leur exploitation dans un projet à venir.  Le colloque est un moment d’échange et d’ouverture, une conclusion à cette semaine passée ensemble, un « au revoir » pour certaines/certains, un « à l’année prochaine » pour d’autres. 

09h30  fleche-programmation  10h45 Présentations par affiche (Groupe 1)
10h45  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h15
Présentations par affiche
12h15  fleche-programmation  13h00  Repas du midi
13h00  fleche-programmation  14h45  Présentations des affiches (Groupe 3)
14h45  fleche-programmation  15h15  Pause
15h15  fleche-programmation  15h45  Évaluation de l’enseignement
15h45  fleche-programmation  16h00  Pause
16h00  fleche-programmation  17h30  Cocktail

Horaire des activités à télécharger

L’École d’été Montréal numérique est une initiative issue du Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir dont le programme de recherche intègre l’élaboration de nouveaux savoirs disciplinaires et le développement de connaissances, d’applications logicielles et d’outils numériques nouveaux. De manière plus précise, ce programme vise l’avancement des connaissances par la recherche fondamentale et appliquée ainsi que la mise en œuvre d’un ensemble diversifié d’activités de mobilisation visant le transfert et la diffusion des résultats de recherche auprès de différents publics. Les médias numériques sont au cœur des activités de Montréal, plaque tournante : la modélisation 3D/4D, le géoréférencement des données, et la conception d’une infrastructure de données géospatialisées. C’est dans cette perspective que le Partenariat souhaite contribuer à la formation des étudiants, des jeunes chercheurs et des intervenants en organisant une école d’été dédiée à l’exploration d’outils de travail numériques pour l’étude de l’histoire et du patrimoine.

Ce projet d’école d’été a été élaboré par un comité de professeurs des départements d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université de Sherbrooke. Le comité est composé de Joanne Burgess, Dany Fougères, Julia Poyet, Léon Robichaud et Natasha Zwarich.

La programmation de Montréal numérique s’articule sur un cycle de quatre ans dont chaque édition vise l’approfondissement d’une thématique particulière. L’édition 2014 avait pour thème Temps et Espace; l’édition 2015 était centré sur Le passé modélisé; l’édition 2016 est l’occasion d’explorer L’histoire par l’image; et enfin, l’édition 2017 aura pour objet Commémoration, interactivité et visualisation