Entrevue de Joanne Burgess sur l’École d’été Montréal numérique. Temps et Espace, ICI Radio-Canada, émission C’est pas trop tôt, 14 août 2014.

Article des Actualités UQAM, « Jumeler numérique, histoire et patrimoine », par Jean-François Ducharme, 5 août 2014.

 

Renseignements pratiques

Ce cours s’adresse aux étudiantes et étudiants universitaires de fin de 1er cycle (75 crédits minimum acquis) ou de 2e cycle, aux intervenantes et intervenants du milieu communautaire, de même qu’aux professionnelles et professionnels œuvrant au sein d’institutions consacrées à la recherche, l’enseignement, la diffusion ou la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine. Le cours pourra être crédité au 1er cycle (HIM114H) ou au 2e cycle (HIS7008).

Le nombre de places est limité et la sélection se fera sur dossier.

Pour les étudiantes et étudiants désirant se faire créditer l’activité, votre dossier de candidature doit comprendre :

  • Un relevé de notes attestant des 75 crédits acquis pour les étudiantes et étudiants désirant se faire créditer le cours HIM114H ou le relevé de notes final de baccalauréat pour les étudiantes et étudiants souhaitant se faire créditer le cours HIS7008
  • Un curriculum vitae
  • Une lettre de motivation précisant les intérêts de recherche de la candidate ou du candidat et les raisons pour lesquelles elle, il souhaite participer à l’École d’été Montréal numérique.

Pour tout autre candidate ou candidat :

  • Un curriculum vitae
  • Une lettre de motivation précisant les intérêts de recherche ou l’expérience pertinente de la candidate ou du candidat et les raisons pour lesquelles elle, il souhaite participer à l’École d’été Montréal numérique.

Le dossier de candidature doit être envoyé à mtlnumerique@uqam.ca.

L’équipe Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine devenir offre deux bourses d’étude de 150$ pour défrayer les frais d’inscription de deux candidats. Ces bourses seront attribuées en fonction de l’excellence du dossier.


Frais d’inscription

  • 150$ pour les étudiantes et les étudiants inscrits à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et dans toute autre université québécoise, en plus des frais habituels d’inscription à l’université de rattachement
  • 375$ pour les membres d’organismes communautaires, les retraités et les diplômés récents (moins de 3 ans)
  • 750$ pour les professionnels, les fonctionnaires, etc.

Ce montant couvre l’ensemble des coûts liés à l’école, dont les repas du midi. Prière de noter que les frais d’inscription ne sont pas remboursables en cas d’annulation.

POUR L’ÉDITION 2014, LES INSCRIPTIONS SONT TERMINÉES


Biographies des conférenciers

Alexia Bhéreur-Lagounaris  |  Coordonnatrice du Laboratoire multimédia, INRS-Urbanisation Culture Société

Alexia Bhéreur-Lagounaris a un parcours multidisciplinaire qui passe par la danse avant de devenir dépisteur artistique, recherchiste et créatrice d’événements. Depuis 2010, elle travaille au Centre Urbanisation Culture Société de l’Institut national pour la recherche scientifique (INRS) pour deux laboratoires de recherche dont le VESPA (Ville et ESPAces politiques), dirigé par Julie-Anne Boudreau, où elle assiste et coordonne, entres autres, les séminaires et les outils technologiques. Elle détient un baccalauréat en communication profil multimédia interactif et a débuté en 2013 une maîtrise en médias socionumériques.


Julie-Anne Boudreau  |  Directrice du Laboratoire VESPA, INRS-Urbanisation Culture Société, INRS

Julie-Anne Boudreau est directrice du Laboratoire VESPA de l’INRS. Elle est également directrice de la revue International Journal of Urban and Regional Research. Elle s’intéresse à la relation entre mobilisation politique, urbanisation et recomposition de l’État. À travers divers projets à Los Angeles, Montréal, Toronto, Paris, Bruxelles, Mexico et Hanoi, elle interroge cette relation en explorant le sentiment d’insécurité et l’expérience de la mobilité. Travaillant avec des migrants, des travailleuses domestiques, des moto-taxis, des vendeurs de rue et les jeunesses de ces villes, elle cherche à mieux comprendre comment la ville influence la constitution des subjectivités politiques et des pratiques citoyennes.


Catherine Charlebois  |  Responsable des expositions et des collections, Centre d’histoire de Montréal

Catherine Charlebois est responsable des expositions et des collections au Centre d’histoire de Montréal à titre de muséologue. Depuis son arrivée en 2009, elle a coordonnée de multiples projets d’exposition où l’histoire orale occupe une place prépondérante : Les Habitations Jeanne-Mance. 50 ans d’histoireS, Quartiers disparus et Scandale! Vice, crime et moralité à Montréal, 1940-1960. Ces divers projets l’ont amenée à se spécialiser depuis quelques années dans la mise en exposition des témoignages oraux dans les musées d’histoire. Précédemment, elle a œuvré à titre de coordonnatrice des programmes éducatifs au Musée McCord et comme conservatrice au Museum Village (Monroe, NY). Elle détient un baccalauréat spécialisé en histoire de l’Université de Montréal et une maîtrise en muséologie des musées d’histoire du Cooperstown Graduate Program (Cooperstown, NY).


Anne-Marie Dufour  |  Architecte, Division du patrimoine, Direction de l’urbanisme, Ville de Montréal

Anne-Marie Dufour est architecte et œuvre depuis près de 20 ans dans le domaine du patrimoine. Au cours des 13 dernières années, pour le compte de la Ville de Montréal, elle a notamment coordonné l’élaboration du Grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal (en ligne) et a participé au repérage pour l’évaluation du patrimoine urbain de l’île de Montréal de même qu’à l’élaboration de la Politique du patrimoine de Montréal. Depuis 2009, elle est responsable du projet de mise en valeur du patrimoine du parcours riverain de Montréal.


Vincent Duhaime  |  Professeur d’histoire, Collège Lionel-Groulx

Vincent Duhaime est titulaire d’une maîtrise en histoire de l’Université de Montréal portant sur la paternité au Québec et enseigne l’histoire au Collège Lionel-Groulx depuis 2003. Il s’intéresse depuis longtemps à la vulgarisation de l’information et de la culture. Avant d’entreprendre une carrière dans l’enseignement, il a été rédacteur de bulletins de nouvelles et journaliste affecté à l’actualité internationale dans une station de télévision privée. Avec ses collègues Sébastien Piché et Emmanuelle Simony, il a cosigné en 2011 le manuel Histoire de l’Occident destiné aux étudiants du collégial. Avec son collègue Philippe Couture, il mène actuellement un projet de recherche visant à intégrer le patrimoine de la région de Sainte-Thérèse dans l’enseignement de l’histoire au Collège Lionel-Groulx. Il est président de l’Association des professeures et professeurs d’histoire des collèges du Québec depuis 2011.


Jean-Bruno Giard  |  Coordonnateur des collections spéciales, Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Jean-Bruno Giard détient une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information de l’École de bibliothéconomie et sciences de l’information ainsi qu’un baccalauréat en histoire de l’Université de Montréal. Il a assumé successivement des fonctions de médiathécaire et de chef médiathécaire aux archives audiovisuelles de la Société Radio-Canada pendant une dizaine d’années et il occupe actuellement le poste de coordonnateur des collections spéciales à Bibliothèque et Archives nationales du Québec.


Éric Giroux  |  Directeur adjoint, Responsable de la recherche et des collections, Écomusée du fier monde

Détenteur d’un baccalauréat en science politique et d’une maîtrise en histoire de l’UQAM, Éric Giroux est responsable de la recherche et des collections à l’Écomusée du fier monde. Impliqué au sein de cette institution depuis plus de 15 ans, il a participé à plusieurs projets de recherches universitaires et a réalisé de nombreuses expositions à titre de chargé de projet ou de commissaire. Il compte également quelques publications consacrées à l’histoire et au patrimoine du quartier Centre-Sud à Montréal. Au cours des dernières années, il a aussi dirigé certains projets impliquant des groupes communautaires du quartier, notamment plusieurs projets en partenariat avec l’Atelier des lettres, un organisme d’alphabétisation populaire œuvrant auprès d’adultes analphabètes.


Mathieu Labrie  |  Doctorant en études urbaines, chercheur au Laboratoire VESPA, INRS-Urbanisation Culture Société

Mathieu Labrie est doctorant en études urbaines Centre Urbanisation Culture Société de l'INRS en co-direction avec Julie-Anne Boudreau et Sandra Breux. Sa thèse porte sur les pratiques territoriales des mouvements sociaux urbains à Montréal. Il a également travaillé sur le thème des méga-événements sportifs et de la gouvernance urbaine au Brésil. Il détient un baccalauréat en géographie et une maîtrise en études urbaines de l’UQAM.


Mélanie Lanouette  |  Directrice du Service de la recherche, Les Musées de la civilisation

Mélanie Lanouette est détentrice d’un doctorat en histoire de l’Université Laval. Elle a œuvré pendant quelques années dans le milieu de la recherche universitaire au Québec et en Belgique avant de se joindre à l’équipe des Musées de la civilisation, à Québec, où elle assume depuis 2010 la direction du Service de la recherche. Elle est rédactrice en chef (avec M. Viau-Courville) de THEMA. La revue des Musées de la civilisation.


Gilles Lauzon  |  Historien du patrimoine

Gilles Lauzon s’intéresse à l’habitat ouvrier montréalais depuis ses études en architecture et en histoire. Son mémoire de maîtrise portait sur le développement d’un secteur de Saint-Henri au XIXe siècle. De 1997 à 2007, il a coordonné un projet de recherche et de diffusion sur le Vieux-Montréal, duquel a résulté la création d’un site Web et la publication en 2004 de l’ouvrage L’Histoire du Vieux-Montréal à travers son patrimoine. Il est chercheur indépendant depuis 2007 et a réalisé des études portant sur de nombreux édifices et sites paysagers de Montréal. Des années 1970 à aujourd’hui, Pointe-Saint-Charles a toujours été pour lui un lieu d’intérêt privilégié.


Sherry Olson  |  Professeure émérite, Université McGill

Sherry Olson est professeure émérite au Département de géographie de l’Université McGill. Elle est membre du Centre interuniversitaire d’études québécoises (Université Laval et Université du Québec à Trois-Rivières) et est animatrice du réseau Montréal, l’avenir du passé (MAP) pour la construction et le partage d’un ensemble de géobases sur Montréal au XIXe siècle. Elle pratique la géographie historique et travaille au carrefour des disciplines de l’économie, la culture et l’environnement. Ses projets actuels portent exclusivement sur les villes : elle analyse comment la création d’environnements favorise certains citoyens au détriment d’autres. Sa méthode vise à articuler le « micro » et le « macro » afin de mieux concevoir la transformation des rapports sociaux dans l’espace-temps.


Jean-François Palomino  |  Cartothécaire, Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Jean-François Palomino est diplômé de l’Université Denis-Diderot (Paris VII) et de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et il poursuit actuellement ses recherches sur l’histoire de la cartographie en Amérique du Nord. Depuis 2000, il occupe le poste de cartothécaire à Bibliothèque et Archives nationales du Québec, où il participe à l’acquisition, à la conservation et à la mise en valeur des collections patrimoniales. Coauteur du livre La mesure d’un continent (prix Marcel-Couture et prix Hercule-Catenacci), il a également été le commissaire de l’exposition Ils ont cartographié l’Amérique, présentée à la Grande Bibliothèque en 2008.


Steve Quirion  |  Conseiller pédagogique et responsable du Service national du RÉCIT de l’univers social

Steve Quirion est conseiller pédagogique et responsable du Service national du RÉCIT de l’univers social. Dans son mandat, il intervient auprès des écoles primaires et secondaires sur la question de l’intégration des technologies en histoire et géographie. Il est enseignant de formation et détenteur d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en communautés virtuelles et d’une maîtrise en histoire.


Jean-Claude Robert  |  Professeur émérite, département d'histoire, UQAM

Formé en histoire économique et sociale, Jean-Claude Robert s'est intéressé au phénomène de l'urbanisation ainsi qu'aux rapports villes-campagnes. Il s'est tourné vers la spatialisation de l'analyse historique en collaborant à la production d’atlas historiques. Entre 1979 et 1993, il a œuvré au volume II de l’Atlas historique du Canada, portant sur la période 1800-1891. Membre du comité de rédaction, il a travaillé au plan de l’ouvrage, au recrutement des collaborateurs et à la coordination des planches sur la population et sur l’agriculture, en plus de diriger l’édition française. Parallèlement, il a rédigé, avec Paul-André Linteau, René Durocher et François Ricard pour le volume II, l’Histoire du Québec contemporain (2 volumes, Boréal, 1979 et 1986). Entre 1986 et 2000, il a participé au projet de l'Axe laurentien au XIXe siècle, avec Serge Courville (géographie, Université Laval) et Normand Séguin (histoire, Université du Québec à Trois-Rivières). Le projet a produit de nombreux articles et un atlas. L’histoire de Montréal a mobilisé son attention sur une longue période. Il a publié de nombreux articles et chapitres de livre sur plusieurs dimensions de l’histoire de la ville au XIXe siècle. L’Atlas historique de Montréal (1994), lui a permis de faire une synthèse de ses recherches.


Comité scientifique et conférenciers

Biographies des membres du comité scientifique

Harold Bérubé

Harold Bérubé est professeur agrégé au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il a une formation en histoire et en études urbaines et s’intéresse à l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants. Ses travaux les plus récents portent sur le rapport des élites aux espaces urbains durant les XIXe et XXe siècles, et tout particulièrement sur l’utilisation de ces espaces comme outils de reproduction sociale et comme symboles de prestige et de pouvoir. Ses recherches actuelles sont consacrées à la façon dont est pensée et gouvernée la ville au Québec durant les premières décennies du XXe siècle.


Joanne Burgess

Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et l’équipe Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.


Dany Fougères

Dany Fougères est professeur au Département d’histoire de l'UQAM. Il s’intéresse particulièrement à Montréal et sa région (son île), aux infrastructures et travaux publics, aux réseaux techniques, à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme. Plus largement, il s’intéresse à l’étude des territoires québécois, locaux et régionaux, aux conditions historiques et contemporaines de leur occupation et aux transformations de leur environnement. Dany Fougères porte également un regard sur les expériences étrangères, cela afin d’ajouter une perspective comparative à l’étude du Québec et plus globalement d’observer, à l’international, les pratiques publiques ou privées en matière de planification et d’aménagement du territoire et de gestion des infrastructures publiques et réseaux techniques.


Julia Poyet

Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.


Léon Robichaud

Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.


Natasha Zwarich

Natasha Zwarich est professeure en archivistique au Département d’histoire de l'UQAM. Elle détient un doctorat en sciences de l’information de l’Université McGill. Ses intérêts de recherche portent sur la gestion électronique des documents, notamment les problématiques de gestion touchant le courrier électronique, les métadonnées, les compétences informationnelles des étudiants en histoire ainsi que la gouvernance informationnelle, plus spécifiquement les indicateurs de performance normalisés en archivistique. Elle a occupé différents postes d’archiviste dans des organismes publics durant près de 10 ans.


 

Dimanche 17 août 2014 – Mise en situation et cadre conceptuel

Objectifs de la journée

La mise en situation est la première des trois étapes d’une séquence d’enseignement/apprentissage (ou scénario pédagogique ou situation d’apprentissage et d’évaluation) au cours de laquelle le formateur place les étudiant-e-s en situation de confrontation à un problème qui, pour être résolu, nécessite un apprentissage de leur part. C’est aussi à cette étape que sont présentés les objectifs et le déroulement des séances de travail et des activités à venir (ici, de l’école d’été) et que la formation est mise en contexte par la définition de son cadre conceptuel éventuellement (ici, en définissant les concepts de temps et d’espace). 

Références

BRAUDEL, Fernand,  Écrits sur l’histoire, Paris, Flammarion, 1969, p. 41-69.

CERTEAU, Michel de, « Pratiques d’espace », L’invention du quotidien, vol. 1 : « Arts de faire », éd. établie et présentée par Luce Giard, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1990, p. 137-191.

HAMELIN, Jean, « L’histoire des historiens : entre la reconstruction d’une mémoire collective et la recherche d’une identité », dans Jacques Dagneau et Sylvie Pelletier (dir.), Mémoires et histoires dans les sociétés francophones, Québec, CELAT / Université Laval, coll. « Actes du CELAT », 1992, p. 59-71. (Repris dans Éric BÉDARD et Julien GOYETTE [dir.], Parole d’historiens. Anthologie des réflexions sur l’histoire au Québec, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2006, p. 209-226).

LEFEBVRE, Henri, La production de l’espace, Paris, Economica, 1974.

POYET, Julia, « Dimensions des représentations du concept de Temps dans treize classes du préscolaire et du premier cycle du primaire au Québec », thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de didactique, 2009.

PROST, Antoine, « Les temps de l’histoire », dans Douze leçons pour l’histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1996, p. 101-123.

WHITE, Richard, « What is Spatial History ? », Stanford University Spatial History Lab, 2010. (Pour accéder à l’article)

WITHERS, Charles W. J., « Place and the "Spatial Turn" in Geography and in History », Journal of the History of Ideas, vol. 70, no 4, octobre 2009, p. 637-658.

09h00  fleche-programmation  10h30 Accueil des participants
Initiation à l’espace-temps du Quartier latin
10h30  fleche-programmation  12h30 Présentation : J. Burgess et J. Poyet
Présentation de l’école d’été, du syllabus et du Portfolio des participants
12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  16h00
Présentation : D. Fougères et H. Bérubé
Les concepts : espace et temps
16h00  fleche-programmation  18h00 Team building académique animé par J. Poyet

LUNDI 18 AOÛT 2014 – La carte, source et ressource

Objectifs de la journée

Avec une grammaire et un vocabulaire qui leur sont propres, les cartes géographiques constituent une forme de langage idéal pour représenter le monde et se situer dans l’espace. Elles sont des alliées précieuses pour mieux connaître les territoires qui nous entourent, mais aussi pour comprendre le monde de ceux et celles qui nous ont précédés. C’est du moins le présupposé qui guide les bibliothèques conservant des collections cartographiques.

Consacrée à la carte géographique comme source et ressource, cette journée se déroulera dans les locaux de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) où les participants découvriront un vaste éventail de documents à leur disposition dans les collections patrimoniales, une variété de formes, de styles, de fonctions, d’échelles. Ils pourront en apprendre plus sur l’utilité des cartes pour la recherche, notamment lorsqu’on les couple à d’autres sources historiques, tout en prenant conscience des limites que nous imposent ces documents. Ils prendront également la mesure des défis relatifs à la gestion des collections de cartes. Plus précisément, cette journée leur permettra :

  • d’apprécier la collection patrimoniale de cartes géographiques, plus particulièrement le corpus de cartes et plans de Montréal;
  • d’apprécier la collection numérique de cartes géographiques;
  • de saisir tout le potentiel du corpus pour la recherche;
  • de maîtriser les instruments et les méthodes de recherche afin de les rendre autonomes dans leurs recherches;
  • de connaître les principaux services offerts autour de la collection (consultation, référence sur place et à distance, reproduction).

Références

Collection numérique de cartes et plans de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. (Pour accéder au site)

LITALIEN, Raymonde, Jean-François PALOMINO et Denis VAUGEOIS, La mesure d’un continent : atlas historique de l’Amérique du Nord, 1492-1814, Sillery, Éditions du Septentrion, 2007.

MURRAY, Jeffrey S., Terra Nostra : les cartes du Canada et leurs secrets, 1550-1950, Sillery, Septentrion, 2006.

09h00  fleche-programmation  10h30 Présidence : D. Fougères
Présentation : J.-F. Palomino, cartothécaire, Bibliothèque et Archives nationales du
Québec

  • Les sources cartographiques : de leur usage pour la recherche historique  -  Résumé

Depuis l’époque de la Nouvelle-France, le territoire québécois a été parcouru par de nombreux cartographes amateurs ou professionnels. Ces cartographes ont produit une grande quantité de documents, certains disparus, d’autres conservés dans des institutions à vocation patrimoniale. Cette présentation se veut un rappel méthodologique. Au moment de leur production, les cartes avaient des usages particuliers qu’on ne soupçonne pas nécessairement au premier abord. Une bonne connaissance du contexte de production et des fonctions de la carte en facilite une interprétation juste. À partir d’une sélection variée, Jean-François Palomino tissera les grandes lignes de l’évolution de la cartographie en Amérique du Nord et principalement au Québec. Il rappellera les usages qu’on faisait de la cartographie depuis les débuts de la colonisation française, mais aussi ceux qu’on peut en faire aujourd’hui pour la recherche historique.

Références :

LITALIEN, Raymonde, Jean-François PALOMINO et Denis VAUGEOIS, La mesure d’un continent : atlas historique de l’Amérique du Nord, 1492-1814, Sillery, Éditions du Septentrion, 2007.

PALOMINO, Jean-François, « Cartographier la terre des païens : la géographie des missionnaires jésuites en Nouvelle-France au XVIIe siècle », Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, no 4, 2012, p. 6-19. (Pour accéder à l’article)

PALOMINO, Jean-François, « Pratiques cartographiques en Nouvelle-France : la prise en charge de l’État dans la description de son espace colonial à l’orée du XVIIIe siècle», Lumen : Selected Proceedings from the Canadian Society for Eighteenth-Century Studies / Lumen : travaux choisis de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle, vol. 31, 2012, p. 21-39.  

10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30 Présidence : D. Fougères
Présentation : J.-C. Robert, professeur émérite, Département d’histoire, UQAM
  • L’Atlas historique de Montréal: genèse d’une aventure éditoriale et intellectuelle  -  Résumé

En 1994, dans la foulée des célébrations du 350e anniversaire de Montréal (1992), Jean-Claude Robert publie l’Atlas historique de Montréal dans lequel il rassemble plus de 75 cartes et plans rappelant l’évolution de la ville depuis ses débuts. L’auteur reviendra sur les grands moments de cette aventure éditoriale et intellectuelle, rappelant notamment les objectifs de l’ouvrage et les principaux défis auxquels il a été confronté lors de sa conception. Il s’attardera également sur quelques-unes des sources cartographiques avec lesquelles il s’est familiarisé au cours de sa carrière de professeur et, par le fait même, rappellera l’utilité des cartes géographiques dans la construction du savoir historique.

Référence:

ROBERT, Jean-Claude, Atlas historique de Montréal, Outremont, Art Global; Montréal, Libre Expression, 1994.

12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  15h30
Présidence : D. Fougères
Présentation : J.-F. Palomino, cartothécaire, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
  • Acquérir, cataloguer et numériser pour mieux diffuser : les défis de gestion d’une collection de cartes  -  Résumé

Bibliothèque et Archives nationales du Québec a pour mission d’acquérir, de conserver et de diffuser le patrimoine documentaire québécois. Ses voûtes conservent, dans le meilleur état possible, des centaines de milliers de documents cartographiques, atlas, plans de ville, photographies aériennes, un ensemble particulièrement riche pour ceux et celles qui s’intéressent au territoire québécois. On y trouve à la fois des cartes anciennes, comme celle de la Nouvelle-France préparée par Samuel de Champlain, mais aussi des cartes plus récentes publiées sous des formes que Champlain lui-même n’aurait jamais pu imaginer. À chaque année, des centaines de cartes sont numérisées et rendues accessibles en ligne, grâce à des équipements de pointe qui permettent de travailler dans le respect des documents. Afin de connaître les activités menées dans ses murs, les participants exploreront l’édifice BAnQ Rosemont–La Petite-Patrie, ancienne usine de fabrication de cigares maintenant vouée à la conservation du patrimoine. Pour favoriser une meilleure compréhension des enjeux de conservation et de diffusion, ils auront la possibilité de visiter les réserves ainsi que les ateliers de restauration et de numérisation.

Références :

Dossier « Cartographier l’Amérique », À rayons ouverts, no 73, automne 2007, p. 4-33. (Pour accéder au dossier)

HARLEY, J. B. et David Woodward, The History of Cartography, vol. 1 : « Cartography in Prehistoric, Ancient, and Medieval Europe and the Mediterranean », Chicago, University of Chicago Press, 1987, p. 1-5; 15-6. (Pour accéder à l’ouvrage)

PALOMINO, Jean-François, « Cartographie et révolution numérique : la bibliothèque à l’ère électronique », Documentation et bibliothèques, vol. 47, no 3, été 2001, p. 119-122.

15h30  fleche-programmation  15h45 Pause
15h45  fleche-programmation  17h00 Présidence : D. Fougères
Présentation : L. Robichaud    
  • Du papier au polygone : l’utilisation de Mapwarper dans le processus de diffusion numérique des cartes anciennes  -  Résumé

Grâce à leur richesse documentaire incomparable, les plans d’assurance-incendie de Charles Goad et Underwriters’ Survey Bureau figurent parmi les documents les plus consultés à Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Sources inestimables pour l’histoire sociale et urbaine, ils sont les témoins de l’évolution des villes et villages du Québec. Leur précision et leur couverture étendue en font une source idéale de géoréférencement des données historiques.  Une démonstration permettra de découvrir Mapwarper, un outil convivial permettant de positionner ces planches sur une base cartographique moderne.

Référence :

« Les cartes destinées aux assurances », chapitre 6 de l’ouvrage de MURRAY, Jeffrey S., Terra Nostra : les cartes du Canada et leurs secrets, 1550-1950, Sillery, Septentrion, 2006, p. 83-91.

RAINVILLE, Alain, « Les plans d'assurance contre l'incendie au Canada », L'Archiviste, no 111, 1996, p. 25-38.


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MARDI 19 AOÛT 2014 – Visualisation cartographique

Objectifs de la journée

La visualisation cartographique est un puissant outil d’analyse des données historiques et de communication des résultats de recherche. Avant même le « spatial turn », les historiens québécois ont été fortement marqués par la géographie historique à laquelle ils ont emprunté des sources et des méthodes d’analyse, que leur objet d’étude soit la ville ou la campagne. Diverses réalités économiques, sociales et culturelles peuvent être ancrées dans l’espace, et ce à différentes échelles. Les flux et les transformations spatiales des phénomènes à travers le temps peuvent aussi être cartographiés.

Les recherches historiques ayant recours à une analyse spatiale doivent habituellement confronter les défis méthodologiques suivants :

  • Définir l’échelle d’analyse pertinente;
  • Constituer des ensembles de données historiques pouvant être ancrées dans l’espace;
  • Identifier les sources cartographiques et documentaires permettant le géoréférencement;
  • Communiquer les résultats de l’analyse par des outils de visualisation cartographique pertinents.

Références

BURGESS, Joanne et Gilles LAUZON, « Les magasins-entrepôts de Montréal, 1850-1880 : formes et fonctions commerciales. Un nouveau regard », dans C. Bellavance et P. Lanthier (dir.), Les territoires de l’entreprise / The Territories of Business, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université Laval, 2004, p. 25-45.

COURVILLE, Serge, Jean-Claude ROBERT et Normand SÉGUIN, « La poussée industrielle », chapitre 4 de l’ouvrage Le pays laurentien au XIXe siècle. Les morphologies de base. Atlas historique du Québec, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 1995, p. 77-99; 151-156.

GILLILAND, Jason, Don LAFRENIÈRE, John LUTZ et Patrick DUNAE, « Making the Inscrutable, Scrutable : Race and Space in Victoria’s Chinatown, 1891 », BC Studies, no169, printemps 2011, p. 51-80. 

09h00  fleche-programmation  10h30 Présidence : L. Robichaud
Présentation : G. Lauzon, historien du patrimoine
  • L’ancrage dans l’espace urbain et social (1860-1930) : travaux sur Saint-Henri et Pointe-Saint-Charles  -  Résumé

La séance portera sur la méthodologie de localisation fine des ménages. Il s'agit d'une démarche première en vue de géoréférencer correctement les données individuelles, démarche utile également pour d'autres formes d'analyse.

Les sources, numérisées et en ligne pour la plupart, seront abordées de façon critique. Il sera ainsi question des recensements (jusqu'à 1921), des rôles d'évaluation (en archives), des annuaires Lovell's, du registre foncier, des registres paroissiaux et autres outils de généalogie, des atlas et plans d'assurances, des street views et vues 3D de Google et Bing ainsi que des bâtiments toujours en place. Nous suivrons les sœurs Hermine et Rosina Galarneau, toujours proches l'une de l'autre, tout au long de la séance. Elles seront nos exemples-guides. À quelques reprises nous comparerons leurs situations respectives (revenus, loyer, composition du ménage et taille du logement, etc.) aux standards de leur quartier. Nous les situerons en somme dans leur espace urbain et social.

Références :

CAREY, Luc, « Le déclin de la maison de fond de cour à Montréal, 1880-1920 », Revue d’histoire urbaine / Urban History Review, vol. 31, no1, automne 2002, p. 19-36.

LAUZON, Gilles, L'urbanisation ouvrière d'un quartier de Montréal : Pointe-Saint-Charles (1840-1930) [titre préliminaire], à paraître chez Septentrion à l’automne 2014.

Des exemplaires du livret suivant seront disponibles sur place :

LAUZON, Gilles, Trois familles à Pointe-Saint-Charles de 1850 à 1900 : visite patrimoniale autoguidée, Montréal, Les Éditions Histoire Québec (Fédération des sociétés d'histoire) et la Société d'histoire de Pointe-Saint-Charles, 2013, 23 p.

LAUZON, Gilles, « Cohabitation et déménagements en milieu ouvrier montréalais : essai de réinterprétation à partir du cas du Village Saint-Augustin », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 46, no1, été 1992, p. 115-142.

10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30 Présidence : L. Robichaud
Présentation : S. Olson, professeure, Département de géographie, Université McGill
  • La forme d’une ville : approches cartographiques  -  Résumé

Pour mieux partager les très riches sources de la ville de Montréal au XIXe,  Sherry Olson et son équipe ont construit un système d’information géographique (SIG) intitulé Montréal, l’avenir du passé (MAP); un ouvrage collectif, monstre boiteux, en refonte constante. Comment interroger les sources? Contrôler les données? Les relier à la carte? Les faire parler? S’ouvrir à de nouvelles questions? Sherry Olson prendra des exemples dans les bases de données de 1880 (les mieux liées et les plus contrôlées), en rajoutant quelques cartes issues de l’exploration des comptes d'un aubergiste des années 1840.

Références :

DUFAUX, François et Sherry OLSON, « Rebuilding a Neighbourhood of Montreal », chapitre 8 dans Jennifer Bonnell et Marcel Fortin (dir.), Historical GIS Research in Canada, University of Calgary Press, 2014 (open-access e-book).

DUFAUX, François et Sherry OLSON, « Reconstruire Montréal, rebâtir sa fortune », Revue de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, no1, 2009, p. 44-57. (Pour accéder à l'article

GILLILAND, Jason A., Sherry H. OLSON et Danielle GAUVREAU, 2011. « Did segregation increase as the city expanded? The case of Montreal, 1881-1901 », Social Science History, vol. 35, no4, hiver 2001, p. 465-503. (Pour accéder à l'article)

SWEENY, Robert C. H. et Sherry OLSON, « MAP: Montréal l’avenir du passé, Sharing geodatabases yesterday, today and tomorrow », Geomatica, vol. 57, no2, 2003, p. 145-154

THORNTON, Patricia et Sherry OLSON, « Mortality in late nineteenth-century Montreal : Geographic pathways of contagion », Population Studies : A Journal of Demography, vol. 65, no2, 2011, p. 157-181. (Pour accéder à l'article

12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  15h30
Formateur : L. Robichaud  
Initiation au logiciel 1 : CartoDB
15h30  fleche-programmation  15h45 Pause
15h45  fleche-programmation  17h00 Formateur : L. Robichaud   
Suite de l’activité Initiation au logiciel 1 : CartoDB
18h30 Activité terrain encadrée par A.-M. Dufour, architecte, Division du patrimoine, Direction de l’urbanisme, Ville de Montréal
  • La conception du site Internet du Parcours riverain   -  Résumé

Cette séance a pour objectif de présenter les étapes de conception d’un site Internet présentant une analyse territoriale et des données sur le patrimoine des rives de Montréal. Les grandes étapes de conception seront revues de façon à  identifier les facteurs de succès transférables à des projets similaires. Une présentation en salle sera suivie d’une visite sur le terrain destinée à aborder certains enjeux de lisibilité propres à la spatialisation de contenus historiques destinés à un grand public.

Références :

VILLE DE MONTRÉAL, Le Parcours riverain. (Pour accéder au site)

VILLE DE MONTRÉAL, Portail données ouvertes du Parcours riverain. (Pour accéder au site)


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MERCREDI 20 AOÛT 2014 – L’espace vécu

Objectifs de la journée

L’espace vécu, c’est d’abord et avant tout le carrefour entre la géographie, dans ce cas-ci urbaine, et l’acteur, dans ce cas-ci historique. Dans ce contexte, les travaux s’inscrivant dans cette thématique devraient viser les objectifs suivants :

  • Situer concrètement un ou des acteurs dans l’espace et le temps, en identifiant les endroits qu’ils fréquentent dans différents contextes.
  • Être en mesure d’expliquer comment ces espaces sont construits, perçus et vécus par ces acteurs.
  • Identifier les frontières matérielles et symboliques qui entrent en jeu, contraignent ou sont enfreintes par ces acteurs.

Références

FAHRNI, Magda, « “Elles sont partout…” : les femmes et la ville en temps d’épidémie, Montréal, 1918-1920 », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 58, no1, été 2004, p. 67-85.

HÉBERT, Karine, « Elsie Reford, une bourgeoise montréalaise et métissienne : un exemple de spatialisation des sphères privée et publique », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 63, nos2-3, 2009-2010, p. 275-303.

WOLFE, Jeanne M. et Grace STRACHAN, « Practical Idealism : Women in Urban Reform. Julia Drummond and the Montreal Parks and Playgrounds Association », dans Caroline Andrew (dir.), Life Spaces : Gender, Household, Employment, Vancouver, University of British Columbia Press, 1991, p. 65-80.

09h00  fleche-programmation  10h30 Période de travail encadré
10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30 Période de travail encadré
12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  15h30
Présidence : H. Bérubé 
Présentation : J. Poyet et V. Duhaime, professeur d’histoire, Collège Lionel-Groulx
  • Du vécu local à l’histoire universelle : projets pédagogiques   -  Résumé

Dans cette conférence-atelier, Julia Poyet et Vincent Duhaime présenteront divers projets pédagogiques visant  à sensibiliser les étudiants à la présence des traces de l’histoire universelle dans leur environnement immédiat pour leur permettre de s’y situer.

Ainsi, Vincent Duhaime partagera ses trois années d’expérience de visites patrimoniales intégrées aux cours d’histoire au collégial qu’il offre avec son collègue Philippe Couture. Julia Poyet quant à elle, témoignera de deux projets mis en place dans des classes du primaire parisien et montréalais.

Références :

BENIMMAS, Aïcha et Johanne LEBRUN, chapitre 6 de l’ouvrage L'intervention éducative en sciences humaines au primaire. Des fondements aux pratiques, Montréal, Chenelière-éducation, 2009, p. 119-135.

LAURIN, Suzanne, chapitre 2 de l’ouvrage L'intervention éducative en sciences humaines au primaire. Des fondements aux pratiques, Montréal, Chenelière-éducation, 2009, p. 27-45.

15h30  fleche-programmation  15h45 Pause
15h45  fleche-programmation  17h00 Parcours terrain avec M. Labrie, doctorant en études urbaines, chercheur au Laboratoire VESPA, INRS-Urbanisation Culture Société et A. Bhéreur-Lagounaris, coordonnatrice du Laboratoire multimédia, INRS-Urbanisation Culture Société
  • Résumé

Les relations sensorielles et émotives que les individus entretiennent avec le territoire et plus spécifiquement le territoire urbain sont l’objet de nombreuses recherches en géographie et en études urbaines. Ces recherches ont démontré, entre autres, l’influence des perceptions spatiales sur nos pratiques quotidiennes (voir par exemple l’ouvrage de Lynch [1960]), l’importance des émotions dans les mobilisations collectives (voir par exemple Jasper [2011]) et le rôle des émotions et de la construction identitaire dans la mise en place de politiques urbaines (voir par exemple Jupp [2013]).

Afin d’explorer et de mieux comprendre ces relations et la façon dont elles structurent notre rapport à la ville, nous réaliserons, en équipes, des parcours piétonniers dans le centre-ville de Montréal. Tout au long de l’exercice, les participants seront appelés à utiliser l’outil de mesure biométrique (Q Sensor) et un GPS. Les données recueillies seront traitées selon le protocole développé par le Laboratoire VESPA dans le cadre du projet de recherche Printemps érable et serviront à illustrer la présentation de Julie-Anne Boudreau sur les émotions et l’espace urbain.

Références :

JASPER, James M., « Emotions and social movements : twenty years of theory and research » Annual Review of Sociology, vol. 37, 2011, p. 285-303.

JUPP, Eleanor, « "I feel more at home here than in my own community" : Approaching the emotional geographies of neighborhood policy », Critical Social Policy, vol. 33  no3, août 2013, p. 532-553.

LYNCH, Kevin A., The Image of the City, Cambridge, MIT Press, 1960.

17h00 Présentation : J.-A. Boudreau, directrice du Laboratoire VESPA, INRS-Urbanisation Culture Société
  • Les émotions et la ville  -  Résumé

Comment saisir la mémoire du corps dans l’espace ? Comment appréhender les émotions ? Dans cette présentation sur les émotions et l’espace urbain, Julie-Anne Boudreau traitera des avantages et des difficultés que présentent les méthodes « classiques » de collecte de données, tels l’entretien et la description post facto des émotions. Elle abordera ensuite les avantages et les difficultés de la collecte de données avec les outils multimédias, notamment la biométrie qui permet de saisir les émotions sans avoir recours à la parole.

Références :

BOUDREAU, Julie-Anne, « Reflections on urbanity as an object of study and a critical epistemology », dans Jonathan S. Davies et David L. Imbroscio (dir.), Critical Urban Studies : New Directions, New York, SUNY Press, 2010, p. 55-72.

FORTIN, Andrée, « La longue marche des carrés rouges », Recherches sociographiques, vol. 54, no 3, septembre-décembre, 2013, p. 513-529.

THRIFT, Nigel, Non-representational Theory: Space, Politics, Affect, Londres, Routledge, 2007.


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JEUDI 21 AOÛT 2014 – L’évolution du territoire

Objectifs de la journée

Pour chaque génération d’individus, le territoire est un milieu de vie qui lui est d’abord contemporain, cela bien que plusieurs indices du « temps qui est passé » puissent se révéler un peu partout, que ce soit dans l’architecture d’un bâtiment, dans la dénomination d’un lieu, sur les tracés d’un plan d’une ville. Les spécialistes de l’étude du passé – au premier chef les historiennes et historiens – se sont attribués pour tâche celle de redonner au territoire son historicité, de rappeler à chaque génération d’individus que d’autres avaient foulé le sol avant eux et que le présent était en partie l’héritage du passé. Si la compréhension historique du territoire et la diffusion des savoirs ont habituellement passé par la production historienne, les avancées réalisées en matière de TIC ouvrent de nouvelles voies de diffusions et de mises en scène du territoire historique. Ainsi, productions historiennes et avancées technologiques se rencontrent pour produire un discours sur le lieu et son histoire.

  • Interroger les formes et moyens technologiques et institutionnels de mise en scène des territoires historiques
  • Expérimenter des technologies destinées à la diffusion des connaissances historiques des territoires

Références

BUTLER, Toby,  « Memoryscape : How Audio Walks Can Deepen Our Sense of Place by Integrating Art, Oral History and Cultural Geography », Geography Compass, mai 2007, vol. 1, no3. (Pour accéder à l'article

GULDI, Jo, « The Spatial Turn in History », Spatial Humanities. A Project of the Institute for Enabling Geospatial Scholarship, University of Virginia Library. (Pour accéder à l'article

HAYDEN, Dolores, The Power of Place : Urban Landscapes as Public History, The MIT Press, 1995.

09h00  fleche-programmation  10h30 Présidence : J. Poyet
Présentation : S. Quirion, conseiller pédagogique et responsable du Service national du RÉCIT de l’univers social
  • Enseigner et apprendre l'histoire et la géographie à l'aide des technologies   -  Résumé

Depuis 10 ans, l’apport potentiel des technologies à l’enseignement et l’apprentissage de l’histoire et de la géographie est indéniable. Citons notamment l’accès à l’information (Google, 1998 et Wikipedia, 2001), l’accès à l’iconographie (Musée McCord, 2001et Flickr 2004), l’apparition d’outils didactiques en géographie (Google Maps, 2005) ou en histoire (lignedutemps.qc.ca, 2006) et à l’arrivée des médias sociaux (Facebook, 2006 et Twitter, 2006).

Ces outils ont considérablement et durablement changé notre rapport à l’information. Plus que jamais, il nous apparaît nécessaire que les élèves du Québec développent leur compétence à traiter l’information et à tirer profit de ces outils technologiques.

Dans cet atelier nous vous proposons un tour d’horizon des outils / réflexions / stratégies qui orientent l’action du Service national du RÉCIT de l’univers social (les sciences humaines). Nous explorerons quelques outils technologiques qui permettent de s’approprier la chronologie, la cartographie, l’analyse de documents iconographique ou les concepts en univers social. Enfin, nous nous interrogerons sur l’utilisation d’appareils comme la tablette numérique ou le tableau blanc interactif : ces outils offrent-ils de nouvelles perspectives d’enseignement et d’apprentissage?

Référence :

Le RÉCIT de l’univers social. (Pour accéder au site)

10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30 Présidence : J. Poyet
Présentation : J.-B. Giard, coordonnateur des collections spéciales, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
  • Historypin : la mise en valeur des collections iconographiques par la géolocalisation  -  Résumé

Cet atelier vise à présenter les interfaces web et mobile d’Historypin, à exposer les forces et les faiblesses de l’outil et, finalement, à présenter les fonctionnalités de navigation et d’édition du site web. Le deuxième volet de l’atelier permettra aux participants d’expérimenter l’interface en géolocalisant et en superposant dans Google Streetview un corpus de cartes postales anciennes provenant des collections patrimoniales de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Références :

HISTORYPIN. (Pour accéder au site)

HISTORYPIN, Blog. (Pour accéder au blog)

HISTORYPIN, How To Guides. (Pour accéder à l'article)

We Are What We Do. (Pour accéder au site

FACEBOOK, Historypin. (Pour accéder au site)

TWITTER, Historypin. (Pour accéder au site)

12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  15h30
Formateur : J.-B. Giard, coordonnateur des collections spéciales, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Initiation au logiciel 2 : Historypin
15h30  fleche-programmation  15h45 Pause
15h45  fleche-programmation  17h00 Formateur : J.-B. Giard, coordonnateur des collections spéciales, Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Suite de l’activité Initiation au logiciel 2 : Historypin
19h00 Activité ouverte au public - Écomusée du fier monde
Présidence : J. Burgess
Table ronde : É. Giroux, directeur adjoint, responsable de la recherche et des collections, Écomusée du fier monde, C. Charlebois, responsable des expositions et des collections, Centre d’histoire de Montréal et M. Lanouette, directrice du Service de la recherche, Les Musées de la civilisation
  • Les musées et la mise en exposition du territoire  -  Résumé

Mettre le territoire en exposition, c’est inscrire un lieu dans le temps et dans l’espace, c’est le représenter en y traçant le pourtour d’un moment marqué par l’expérience humaine. Dans le contexte des bouleversements numériques et des disponibilités nouvelles en matière de supports matériels et virtuels, où en sont les musées dans l’exercice de présentation/représentation de « l’artéfact territoire » ?

Le territoire est un lieu à dimensions et à fonctions multiples, mais une fois « entré » dans le musée, il devient unique et spécifique, en référence à une histoire, une occupation, un peuplement. Les conférencières et conférencier invités à cette table ronde présentée dans le cadre de l’École d’été Montréal numérique. Temps et Espace font état des expériences vécues dans leur institution respective et livrent leurs réflexions pour la poursuite, en numérique, d’une exposition des territoires dans les musées. Chaque musée représenté à la table ronde a sa mission et ses objectifs spécifiques et donc, ses propres rapports au territoire. Les échanges permettront de connaître leurs expériences et de découvrir les messages et les dispositifs muséographiques privilégiés par l’un et par l’autre. 


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VENDREDI 22 AOÛT 2014 – Intégration et travail pratique

Objectifs de la journée

L’intégration est la dernière des trois étapes du scénario pédagogique. Lors de l’intégration, l’étudiant-e partage les résultats de ses recherches et fait la synthèse de ses apprentissages.

Références

Une thèse intéressante au sujet des scénarios pédagogiques numériques:

VILLIOT-LECLERCQ, Emmanuelle, « Modèle de soutien à l’élaboration et à la réutilisation de scénarios pédagogiques », thèse de doctorat, Université de Montréal / Université Joseph Fourier Département de didactique, juin 2007. (Pour accéder à l'ouvrage)

09h00  fleche-programmation  10h30 Ateliers (au choix)
Animation : N. Zwarich
Présentation par affiche

Animation : H. Bérubé
Communication orale
10h30  fleche-programmation  11h00 Pause
11h00  fleche-programmation  12h30 Période de travail encadré
12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  17h00
Période de travail encadré

SAMEDI 23 AOÛT 2014 – Présentation des résultats

09h00  fleche-programmation  12h30 Présidence : J. Burgess
Mini colloque
12h30  fleche-programmation  14h00 Lunch
14h00  fleche-programmation  17h00
Présidence : J. Burgess
Mini colloque
17h00 5 à 7 de clôture

 

Horaire des activités à télécharger

L’École d’été Montréal numérique est une initiative issue du projet Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir dont le programme de recherche intègre l’élaboration de nouveaux savoirs disciplinaires et le développement de connaissances, d’applications logicielles et d’outils numériques nouveaux. De manière plus précise, ce programme vise l’avancement des connaissances par la recherche fondamentale et appliquée ainsi que la mise en œuvre d’un ensemble diversifié d’activités de mobilisation visant le transfert et la diffusion des résultats de recherche auprès de différents publics. Les médias numériques sont au cœur des activités de recherche et de mobilisation de Montréal, plaque tournante : le géoréférencement des données, la modélisation 3D/4D de lieux et la conception d’un entrepôt de données. C’est dans cette perspective que l’équipe du projet souhaite contribuer à la formation des étudiants, des jeunes chercheurs et des intervenants en organisant une école d’été dédiée à l’exploration d’outils de travail numériques pour l’étude de l’histoire et du patrimoine.

Ce projet d’école d’été a été élaboré par un comité de professeurs des départements d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université de Sherbrooke. Le comité est composé de Harold Bérubé, Joanne Burgess, Dany Fougères, Julia Poyet, Léon Robichaud et Natasha Zwarich.

La programmation de Montréal numérique s’articule sur un cycle de quatre ans dont chaque édition vise l’approfondissement d’une thématique particulière. L’édition 2014 a pour thème Temps et Espace; l’édition 2015 se concentrera sur Le passé modélisé; l’édition 2016 sera l’occasion d’explorer L’histoire par l’image; et enfin, l’édition 2017 aura pour objet Commémoration, interactivité et visualisation.


L’édition 2014 de l’école d’été s'est déroulée du 17 au 23 août et a eu pour thème Temps et Espace. Cette thématique a abordé les ressources cartographiques et iconographiques et leur traitement, les systèmes d’information géographique historiques (SIGH ou HGIS), le géoréférencement et l’analyse géospatiale des données historiques.

Montréal numérique. Temps et espace a proposé plusieurs conférences, des visites de terrain et des ateliers pratiques permettant aux participants de découvrir l’apport du numérique et des analyses spatiales à la recherche, sa diffusion et à l’élaboration d’applications destinées à divers milieux (écoles, musées, organismes en patrimoine).


Pour en savoir plus sur l'édition 2014 de l'École d'été Montréal numérique

2014 

 

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Avec le soutien financier du :

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