Dimanche 13 août 2017 - Rencontre

Objectifs de la journée

Comme son intitulé l’indique, cette première journée de l’École d’été se propose comme une série de « rencontres » : rencontres des participantes et participants entre eux, rencontres entre les participantes, les participants et l’équipe de formation, mais aussi rencontre avec la thématique de la commémoration, qui sera au cœur de notre réflexion pendant la semaine de l’École d’été Montréal numérique, et enfin, rencontre avec les outils numériques qui seront exploités.

09h30 > 10h30 Accueil
  • D-R200
10h30 > 11h00 Pause
11h00 > 12h30 Annette Viel
  • Conférence d'ouverture : Du moulin à vent aux moulins à images
    D-R200 – Résumé

Commémorer : se souvenir... Toutes les sociétés, quelles que soient les époques, ont imaginé des lieux, des monuments, des rituels voire de grands événements pour souligner ces faits qui signent l’histoire et structurent les identités. Parfois même, on fuira l’acte commémoratif attendant le moment opportun pour qu’émerge une réconciliation avec ce passé difficile à vivre. Chacune des commémorations épouse son temps, en reflète les valeurs matérialisant des ancrages contemporains. Le recours aux projections multimédiatiques, aux sites Web, aux réseaux sociaux, aux applications intégrées aux téléphones intelligents, bref toutes ces technologies sans cesse innovantes, offrent de nouvelles perspectives. Ceci permet, entre autres, de renouveler les approches traditionnelles laissant davantage place à l’esprit des lieux. En 1605, Cervantès écrivit Don Quichotte. Son héros, El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha, questionne l’époque médiévale qui le précède annonçant une nouvelle modernité au sein de laquelle les sciences occuperont une place de choix. Don Quichotte se bat pour donner sens à la machine de l'époque : le moulin à vent. Sa finalité : ne pas oublier que derrière la machine, il y a un humain. Du Moulin à vent au Moulin à images : certes quelques siècles mais toujours une même quête de sens. Nous intégrerons à notre exposé divers projets qui questionnent les acquis, interpellent les pratiques et nous invitent au voir autrement.

12h30 > 13h30 Repas
13h30 > 14h30 Léon Robichaud
  • Présentation 1 : L'ancrage spatio-temporel des données historiques : concepts et outils
    D-R200 – Résumé

Le tournant spatial (spatial turn) impose une réflexion sur la nature des données historiques et de leur ancrage dans le temps et dans l’espace.  Cette présentation offrira un survol des concepts liés aux systèmes d’information géographique et des logiciels utilisés.

14h30 > 16h30 Julia Poyet et Léon Robichaud
  • Activité brise-glace
    D-R200
16h30 > 17h00 Cocktail
  • D-R200

Lundi 14 août 2017 - Deux rencontres

Objectifs de la journée

Cette journée est consacrée à la découverte des événements et des sources qui seront analysés au cours de l’école. Des spécialistes présenteront les commémorations de la fondation de Montréal en 1942 et en 1992 afin de mieux comprendre le contexte, les objectifs et les résultats de ces projets. L’après-midi sera le moment de découvrir le corpus de sources qui sera utilisé dans le cadre du cours. Nous terminerons la journée par une initiation aux systèmes d’information géographique fondée sur l’utilisation des données tirées de ces sources.

 09h00 > 10h30 Harold Bérubé
  • Présentation 2 : Montréal 1942: quelques réflexions autour d’une commémoration ratée 
    A-1760 – Résumé

Au milieu des années 1930, en pleine crise économique, les élites politiques et économiques montréalaises lancent les préparatifs pour de fastueuses célébrations à l’occasion du tricentenaire de la fondation de la ville par De Maisonneuve et ses associés. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1939, viendra bouleverser considérablement leurs plans et le programme des fêtes de 1942, qui passe en bonne partie sous le contrôle des autorités religieuses, ressemble assez peu à ce que préparait la Commission des fêtes du IIIe centenaire. Dans le cadre de cette conférence, je proposerai, à partir de ce cas bien particulier, une réflexion sur les façons dont les villes célèbrent et commémorent leur propre histoire, et tout particulièrement leur anniversaire de fondation ou d’incorporation en municipalité. Plus spécifiquement, je me pencherai sur la nature et les finalités de la commémoration comme pratique, sur les acteurs qui sont engagés dans la préparation et le déroulement de telles festivités, sur leurs objectifs souvent très prosaïque et, enfin, sur les échos que peuvent avoir de telles célébrations.

10h30 > 11h00 Pause
11h00 > 12h30 Mario Robert
  • Présentation 3 : Montréal fête 350 ans!
    A-1760 – Résumé

Les célébrations du 350e anniversaire de Montréal ont été un des moments forts de la seconde administration du maire Jean Doré et de son parti, le Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal. Pourtant, les deux années précédant l'événement ne laissaient pas présager un tel succès. Cette présentation a pour objectif de résumer quatre années de préparations et 150 jours de festivités. Nous aborderons ainsi la programmation, les lieux de célébrations, les grands événements et le bilan de ces fêtes.

12h30 > 13h30 Repas
13h30 > 15h00 Joanne Burgess
  • Présentation 4 : Commémorer Montréal, 1942-1992 : le corpus
    A-1760
15h00 > 15h30 Pause
15h30 > 16h30 Labo 1
  • Introduction aux systèmes d'information géographique (SIG)
    A-1890 - Résumé

Les systèmes d’information géographique historiques (SIGH) utilisent certaines fonctions de base des SIG. Ce laboratoire mettra l’accent sur deux de ces fonctions : la géorectification ou calage de cartes matricielles dans un SIG et la création de couches vectorielles (points, lignes, polygones) à partir de ces cartes. Ce genre d’opération étant plus lent sur les plateformes en ligne, nous utiliserons le logiciel QGIS.

Mardi 15 août 2017 - Commémorer 2.0

Objectifs de la journée

Le développement du numérique offre de nouveaux moyens technologiques pour appuyer et mettre en valeur les commémorations. Cette journée a pour objectif de présenter différentes approches récentes utilisées pour préserver et rappeler des événements, des groupes ou des mouvements. Étant donné que des acteurs autres que les gouvernements accordent une importance à la mémoire, la table ronde nous permettra de réfléchir aux enjeux de sélection des contenus mémoriels et du dialogue qui en découle.

La séance de formation sur les affiches permet de s’outiller pour présenter le projet de recherche individuel lors du mini-colloque du samedi. Nous poursuivrons l’exploration des SIG afin de bien comprendre comment les données doivent être préparées en vue d’une analyse et d’une visualisation géospatiale. 

 09h00 > 10h30  Benjamin Deruelle
  • Présentation 5 : Marignan 1515-2015 : entre histoire et mémoire
    A-1760 – Résumé

Le projet Marignan 1515-2015 est né de la collaboration d’universitaires, d’institutions de conservation du patrimoine, du monde du spectacle et des acteurs locaux autour du projet un peu fou de reconstituer une fête de cour de la Renaissance. Histoire politique, Histoire de la mode, histoire de l’alimentation, histoire de la guerre se sont donc retrouvées pour une expérience croisant pratiques commémoratives et scientifiques, recherche et reconstitution historiques, travail académique et vulgarisation. Les approches scientifiques, patrimoniales et médiatiques s’y sont combinées autour de la production, du partage et de la préservation du savoir et du patrimoine. Dès son origine, le numérique, sous de nombreuses formes, a été au cœur de ce projet au point de devenir l’une des conditions de sa réalisation, du soutien au travail de recherche à la médiatisation de ces résultats, en passant par l’articulation des différentes logiques en œuvre. Celle-ci n’est pas sans difficultés tant les logiques politiques, commerciales et académiques sont différentes, et tant l’histoire et la mémoire s’opposent parfois. Cette conférence propose donc une réflexion sur les usages du numérique et la manière dont ils s’ajustent avec les autres éléments du projet, ainsi que sur les apports et les limites d’un travail où s’accommodent histoire, histoire appliquée et histoire vivante.

10h30 > 11h00 Pause
11h00 > 12h30 Joanne Burgess et Léon Robichaud
  • Présentation 6 : Création numérique et commémoration
    A-1760
12h30 > 13h30 Repas
13h30 > 14h00 Julia Poyet
  • Formation affiche
    A-1760
14h00 > 16h30 Labo 2
  • QGIS et les opérations de base en SIGH
    A-1890 – Résumé

Les systèmes d’information géographique historiques (SIGH) utilisent certaines fonctions de base des SIG. Ce laboratoire mettra l’accent sur deux de ces fonctions : la géorectification ou calage de cartes matricielles dans un SIG et la création de couches vectorielles (points, lignes, polygones) à partir de ces cartes. Ce genre d’opération étant plus lent sur les plateformes en ligne, nous utiliserons le logiciel QGIS.

18h00 > 20h00 Ross Higgins, Dimitri Roussopoulos et Ronald Rudin

Mercredi 16 août 2017 - Enjeux de capitales

 09h00 > 10h30  Marie-Ève Ouellet
  • Présentation 7 : Enjeux et apports de la commémoration en contexte d’interprétation. L'expérience du programme Découvrir la capitale nationale
    A-1760 – Résumé

L’interprétation est une rencontre entre un visiteur et un objet, un lieu ou une mémoire. Son objectif premier est de communiquer du sens pour qu’il soit en mesure d’apprécier un espace ou objet patrimonial. Pour reprendre les principes énoncés par Freeman Tilden en 1957, l’objectif de l’interprétation n’est pas d’instruire, mais de provoquer, de susciter une révélation. Le repère commémoratif est un outil privilégié à cet égard, contribuant à créer un dialogue entre le lieu, la communauté et l’individu. Offert par la Commission de la capitale nationale du Québec, le programme de visites guidées éducatives Découvrir la capitale accueille depuis vingt ans des groupes scolaires de partout au Québec. À travers quatre thématiques couvrant l'histoire de Québec depuis ses origines, le programme amène les visiteurs à découvrir les personnages et les événements phares de l’histoire de la capitale, tout en visitant ses lieux emblématiques. De par leur empreinte dans l’espace urbain, les repères commémoratifs (monuments, plaques, toponymie, etc.) s’insèrent naturellement dans le parcours d’interprétation. Si, pour l’historien, les repères commémoratifs sont des objets de connaissance en tant que lieu de mémoire et demandent une distance critique, pour les visiteurs ils sont des sources d’information et d’émotions propices à l’identification. À travers l’expérience du programme Découvrir la capitale, nous verrons comment la commémoration peut servir d’outil pour atteindre l’objectif de l’interprétation.

10h30 > 11h00 Pause
11h00 > 12h30 Alain Roy
  • Présentation 8 : Oublis, dénis ou honnis : enjeux de mémoire de capitales éphémères, Kingston et Montréal (1840-1850)
    A-1760 – Résumé

La communication porte sur les enjeux de mémoire des capitales éphémères de la province du Canada qu’ont été Kingston (1841-1843) et Montréal (1844-1849). En premier lieu, nous définirons notre cadre conceptuel. Il s’agit, d’une part, de définir les convergences et différences entre les concepts de mémoire, d’histoire, de patrimoine et de commémoration. Il nous faut également, d’autre part, préciser comment le concept de capitale s’articule avec son cadre urbain et la communauté de référence (nation, État, etc.). Après un bref retour sur la décennie 1840-1850, et particulièrement sur les enjeux liés au choix de la capitale en lien avec le passage à l’État libéral moderne, nous aborderons comment cette mémoire de capitale s’est manifestée à Kingston, particulièrement sous l’angle de la commémoration et du paysage urbain, puis à Montréal, où le parlement incendié a occupé tout l’espace mémoriel, créant à la fois des vides et des trop-pleins de mémoire …

12h30 > 13h00 Repas
13h00 > 14h00 Danny Perreault et Jonathan Bonneau
  • Présentation éclair 1
    A-1760 – Résumé

Présentation autour de l’encadrement pédagogique du processus de co-création d’Instance, une œuvre d’art numérique publique, présentée dans le cadre de la commémoration du 375e de Montréal. La présentation traitera des enjeux de création, des défis techniques associés à la mise en valeur des lieux ainsi que des exigences et des dynamiques de collaboration avec les partenaires impliqués. Seront abordés également les thématiques de l’immersion, de la surveillance et des méthodes agiles.

14h00 > 16h30 Labo 3
  • Traitement avancé des données
    A-1890 - Résumé

Après un retour sur les compétences acquises lors du laboratoire 2 (couches matricielles et vectorielles), nous verrons comment réaliser certaines opérations plus avancées, telles que la sélection et la jointure, ainsi que la création d’une carte à partir de plusieurs couches.

Jeudi 17 août 2017 - Éducation, enseignement, commémoration

09h00 > 10h00 Marie-Claude Larouche
  • Présentation 9 : Le potentiel du patrimoine urbain pour la formation à l’enseignement de l’univers social
    A-1760 – Résumé

J’exposerai la conception et la mise à l’essai, en formation initiale à l’enseignement primaire à l’UQTR, d’un dispositif didactique exploitant le cadre urbain de Trois-Rivières constituant un patrimoine culturel reconnu d’importance et d’intérêt éducatif certain. En effet, la localisation de Trois-Rivières au carrefour de voies fluviales stratégiques pour le développement du Québec fait en sorte que sont rassemblées, en un périmètre assez restreint, nombre de traces intéressantes au regard des réalités historiques et géographiques nationales qui doivent faire l’objet d’un enseignement au primaire. En tant que formatrice, je vois dans le microcosme trifluvien un environnement exceptionnel pour former les étudiants à l’enseignement des sciences humaines (nommé « Univers social », par le ministère de l’Éducation) et les sensibiliser à leur futur rôle de « passeur culturel ». Cependant, si l’exploitation du patrimoine urbain paraît une voie prometteuse par le rallye et la situation d’apprentissage que j’ai conçus, je constate néanmoins dans les entretiens réalisés avec des étudiants des difficultés notables à recourir aux concepts explicatifs des réalités sociales pour caractériser les réalités historiques et géographiques. Or, l’exercice même du rôle de passeur culturel, que l’on reconnaît aux enseignants, n’en dépend-il pas ? En donnant un aperçu du potentiel que représente le patrimoine urbain pour la formation à l’enseignement, j’exposerai aussi les défis rencontrés dans la formation et les stratégies mises en place pour y faire face.

10h00 > 10h30 Pause
10h30 > 11h30 Cornélia Strickler
  • Présentation 10 : Enseigner l’histoire de l’Holocauste avec le numérique : Parcours interactifs sur le site Récits de vie sur l’Holocauste
    A-1760 – Résumé

Sujet sensible et complexe, l’Holocauste n’est pas toujours facile à expliquer et à comprendre. L'utilisation d’histoires personnelles – au travers de témoignages oraux de survivants notamment – permet de le rendre plus accessible. Malheureusement, le nombre de témoins directs diminuent. Afin de palier ce problème, de nombreux musées ont désormais recourt au numérique, non seulement pour archiver et conserver les témoignages des survivants de leur communauté, mais également pour leur offrir une seconde vie. C’est dans ce cadre que le Musée de l’Holocauste Montréal a développé, en partenariat avec différentes institutions canadiennes, le site web http://recitsdevieholocauste.ca/. Les visiteurs sont invités à découvrir l’histoire/les histoires de l’Holocauste à travers les parcours interactifs de survivants et d’une Juste parmi les Nations. Ressource pédagogique, ce site fournit également aux enseignants canadiens du primaire et du secondaire des outils qui facilitent l’apprentissage de l’histoire et le développement d’une pensée historienne.

11h30 > 12h30 René Binette
  • Présentation 11 : Célébrons le patrimoine avec l’Écomusée : les 100 ans de l’École Garneau
    A-1760 – Résumé

Comme l’a écrit Hugues de Varine (ancien directeur de l’ICOM) : « Un écomusée, c’est d’abord une communauté et un objectif : le développement de cette communauté. » Dans cette perspective, l’Écomusée du fier monde s’appuie sur des partenaires locaux pour proposer des activités en divers lieux du quartier Centre-Sud de Montréal mettant en valeur le patrimoine local. C’est le cas de ce projet qui marquait le 100e anniversaire de l’école Garneau. Il a permis d’offrir des activités éducatives aux jeunes et de présenter une exposition commémorant le centenaire, le tout dans un cadre festif. Notre présentation reviendra rapidement sur la définition d’un écomusée, puis permettra de décrire brièvement l’Écomusée du fier monde et le cadre dans lequel s’inscrit le projet. Nous ferons la description des différentes étapes du projet et des résultats obtenus.

12h30 > 13h00 Repas
13h00 > 14h00 Elizabeth-Ann Doyle
  • Présentation éclair 2
    A-1760 – Résumé

MU base sa philosophie et sa méthodologie autour de deux axes d’intervention complémentaires et interreliés 1er axe | démocratisation de l’art • Susciter une expérience esthétique dans l’espace public; • Soutenir les artistes; • Soutenir l’art comme vecteur de transformation; 2e axe | Développement local • Poser un geste de beauté qui entraine la revitalisation de secteurs (sentiment de sécurité, d’appartenance, de fierté et embellissement); • Occuper l’espace public et son milieu de vie; • Impliquer la communauté immédiate et plus spécifiquement les jeunes Il est souvent dit que : l’art est le reflet de l’âme, la culture est l’âme d’un peuple. Pour MU, l’art mural permet de toucher le cœur des gens et initie un changement de perception, de regard sur notre milieu de vie et ultimement sur notre rôle en tant que citoyens d’une cité. Les murales nous apparaissent comme porteuses et garantes de sens et d’impact. C’est ce qu’on appelle la citoyenneté culturelle basée sur la force et la richesse des arts qui agissent comme lien et langage commun entre nous tous et nous redonnent un sentiment de dignité et de reconnaissance/le regard de l’autre. Le cas des HLM Habitations Jeanne-Mance sera donné en exemple.

14h00 > 16h30 Labo 4
  • Diffusion des cartes
    A-1890 – Résumé

Nous reviendrons sur les applications en ligne afin de maîtriser les concepts de diffusion des données et des cartes. Des données du corpus à l’étude seront mises à profit afin de préparer une application permettant d’explorer un volet des commémorations antérieures de la fondation de Montréal. Ce laboratoire mettra l’accent sur l’importation des couches vectorielles et des données, sur la jointure, sur la symbologie et sur l’habillage des cartes.

17h30 > 18h30 Déplacement
18h30 > 20h30 Activité culturelle

Vendredi 18 août 2017 - Partageons

Objectifs de la journée

Après plusieurs journées très chargées, le vendredi sera l’occasion de réfléchir aux acquis de la semaine afin de de finaliser les affiches et les applications SIG. Nous reviendrons sur le parcours Cité Mémoire lors de la présentation d’un historien associé au projet. Tout sera donc prêt pour le mini-colloque du lendemain.

 09h00 > 10h00  Déjeuner et séminaire de réflexion sur les projets
  • A-1760
10h00 > 12h00 Travail libre
  • A-1890
12h00 > 13h00 Repas
13h00 > 14h00 Martin Landry
  • Présentation éclair 3
    A-1760 – Résumé

Librement inspiré de l’histoire de Montréal, le projet Cité Mémoire propose une rencontre d’une multitude de personnages témoins de l’évolution de la ville à travers le temps. Plus de vingt tableaux se déploient en images, en paroles et en musique, animés d’un souffle tantôt ludique, tantôt poétique. D’un bout à l’autre du Vieux-Montréal, l’œuvre émerge à même les murs qui nous entourent, le sol que nous foulons, les arbres qui bercent notre présent. Pour réaliser le parcours Cité Mémoire,nous avons créé une l’appli gratuite (Montréal en Histoires) et des centaines de contenus. La bande-son et les contextes historiques sont disponibles en 4 langues. CITÉ MÉMOIRE est le plus grand circuit de vidéo projection au monde.

14h00 > 16h30 Travail libre
  • A-1890

Samedi 19 août 2017 - Partageons

Objectifs de la journée

Le colloque de fin d’école est conçu comme une période de partage des réflexions menées par chacune des participantes et chacun des participants de l’École d’été. Il témoigne de l’intégration des apprentissages réalisés et annonce leur exploitation dans un projet à venir. Le colloque est un moment d’échange et d’ouverture, une conclusion à cette semaine passée ensemble, un « au revoir » pour les participantes et participants ainsi que pour le comité d’organisation de cette dernière édition de l’École d’été Montréal numérique.

 10h00 > 12h30 Mini-colloque
  • D-R200
12h30 > 13h30 Repas
13h30 > 15h30 Mini-colloque
  • D-R200
15h30 > 16h00 Évaluation de l'enseignement
  • D-R200
16h00 > 17h30 Cocktail
  • D-R200

 

 

Article des Actualités UQAM, « Montréal numérique 2017 », par Pierre-Étienne Caza, 8 août 2017.

Renseignements pratiques

Ce cours s’adresse aux étudiantes et étudiants universitaires de fin de 1er cycle (75 crédits minimum acquis) ou de 2e cycle, aux intervenantes et intervenants du milieu communautaire de même qu’aux professionnelles et professionnels œuvrant au sein d’institutions consacrées à la recherche, l’enseignement, la diffusion ou la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine. Le cours pourra être crédité au 1er cycle (HIM114H) ou au 2e cycle (HIS7008).

Le nombre de places est limité et la sélection se fera sur dossier.

Pour les étudiantes et étudiants désirant se faire créditer l’activité, votre dossier de candidature doit comprendre :

  • Vos relevés  de notes : pour le 1er cycle (HIM114H), un relevé attestant des 75 crédits acquis ; pour le 2e cycle (HIS7008),  le relevé de notes du baccalauréat et de votre maîtrise, le cas échéant.
  • Un curriculum vitae
  • Une lettre de motivation précisant vos  intérêts de recherche et les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer à l’École d’été Montréal numérique.
  • Vous serez ainsi admissible à l’une des deux bourses d’étude de 175$ offertes par le Partenariat Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir pour défrayer les frais d’inscription à l’École d’été. Ces bourses seront attribuées en fonction de l’excellence du dossier.

Pour toute ou autre candidate ou tout autre candidat :

  • Un curriculum vitae
  • Une lettre de motivation précisant vos intérêts de recherche ou votre expérience pertinente et les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer à l’École d’été Montréal numérique.

Le dossier de candidature doit être envoyé à mtlnumerique@uqam.ca.


Frais d’inscription

  • 175$ pour les étudiantes et les étudiants inscrits à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et dans toute autre université québécoise, qui suivent le cours en tant qu'activité créditée. À ce montant s'ajoutent des frais habituels d’inscription à l’université de rattachement. C’est donc dire que, pour que l’activité soit créditée, deux paiements distincts seront requis : votre inscription à l’École d’été et les frais de scolarité pour le cours payables à votre université
  • 175$ (taxes en sus) pour les étudiantes et les étudiants inscrits à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et dans toute autre université québécoise, qui suivent le cours en tant que formation continue, sans obtention de crédits
  • 400$ (taxes en sus) pour les membres d’organismes communautaires, les retraités et les diplômés récents (moins de 3 ans)
  • 775$ (taxes en sus) pour les professionnels, les fonctionnaires, etc.

Ce montant couvre l’ensemble des coûts liés à l’école, dont certains repas. Prière de noter que les frais d’inscription ne sont pas remboursables en cas d’annulation.

 

Biographies des conférenciers

HAROLD BÉRUBÉ | Université dE SHERBROOKE

Harold Bérubé est professeur agrégé au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il a une formation en histoire et en études urbaines et s’intéresse à l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants. Il est membre du réseau VRM, du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et du Centre de recherche interdisciplinaire en études montréalaises. Ses recherches actuelles sont consacrées à la façon dont est pensée et gouvernée la ville au Québec au 20e siècle.

RENÉ BINETTE | DIRECTEUR, ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE

René Binette est directeur de l’Écomusée du fier monde qui se définit comme un musée d’histoire et un musée citoyen. Associé à cette institution depuis le début des années 1980, il fait partie des membres fondateurs de l’Écomusée, une institution qui s’est méritée de nombreux prix d’excellence. René Binette est également chargé de cours à l’UQAM et engagé dans le milieu associatif. Il est actuellement président du conseil de Voies culturelles des faubourgs et trésorier de l’Association québécoise pour le patrimoine industriel.René Binette a écrit de nombreux articles pour des revues québécoises, canadiennes et étrangères. Expert en matière de patrimoine et d’écomuséologie, il a participé à plusieurs colloques et conférences, sur la scène nationale et internationale. Il a reçu le Prix Barbara A. Tyler pour le leadership muséal, de l’Association des musées canadiens (AMC) en 2014 et porte le titre de Fellow de l'AMC depuis 2013.

Jonathan Bonneau | UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL

Passionné des jeux, de l’enseignement et du développement de projets, il se consacre à l’étude du jeu de rôle, du sentiment de présence et de la scénarisation. Coordonnateur pour les groupes de recherche GRISQ et HomoLudens ainsi que pour le Laboratoire en Médias Socionumériques et Ludification, il se spécialise dans le design, l’analyse et la mise en application des phénomènes de l’immersion et de la ludification. Technologue, il se penche aussi sur certaines problématiques, telles que la programmation d'intelligences artificielles, la captation et l'archivage de type "Big Data", ainsi que la création de passerelles entre questions de recherche et bases de données.

JOANNE BURGESS | Université du Québec à Montréal

Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et le Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.

BENJAMIN DERUELLE | UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL

Benjamin Deruelle est agrégé d'histoire, docteur de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Professeur d'histoire de l'Europe moderne à l'Université du Québec à Montréal et chercheur à l'IRHIS (Institut de Recherches Historiques du Septentrion, UMR 8529 - CNRS-Université de Lille SHS). Ses travaux portent sur la culture, les représentations et les pratiques guerrières aux XVe-XVIIe siècles.

ELIZABETH-ANN DOYLE | DIRECTRICE GÉNÉRALE ET ARTISTIQUE, MU

Depuis plus de vingt ans, Elizabeth-Ann Doyle a travaillé dans des institutions culturelles telles que la Place des Arts, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Cirque du Soleil, expériences qui ont forgé sa passion absolue pour le milieu des arts. Elle a cofondé MU, un organisme de bienfaisance qui souhaite transformer Montréal en musée d’art à ciel ouvert. Sa mission est d’éduquer la population à l’importance de l’art dans l’espace public, en réalisant des murales ancrées dans la communauté. Ses interventions sont basées sur la démocratisation de l’art et du développement social. En dix ans, MU a produit près de 100 murales d’envergure dans 15 quartiers de la métropole, et plus de 200 murales en milieu sociocommunautaire. MU est récipiendaire de nombreux prix et distinctions, dont le prix femmes d’affaires du Québec/catégorie OBNL (2016), les coups de coeur des prix Arts-Affaires (CCMM), Novae, Développement durable (2014), le prix Citoyen de la culture du réseau Les Arts et la ville (2012), le prix ARISTA de la Jeune Chambre de commerce de Montréal (2011), deux prix Grafika (2008, 2012), le prix Innovation Arts et culture TELUS (2010), deux prix nationaux au Concours québécois en entrepreneuriat (2008), le prix FORCES du Défi de l’entrepreneuriat au Féminin (2007).

ross higgins | archives gaies du québec

Ross Higgins est  anthropologue et militant gai depuis les années 70.  Sa thèse de doctorat (McGill 1997) porte sur l’émergence d’un sentiment d’appartenance collective parmi les hommes gais de Montréal jusqu’en 1970.  En 1983, il a cofondé les Archives gaies du Québec, un centre de recherche autonome au service des communautés LGBTQ où il travaille toujours comme bénévole. Il a écrit deux livres, De la clandestinité à l'affirmation: pour une histoire de la communauté gaie montréalaise (1999) et Peter Flinsch: The Body in Question (2008), sur un peintre gai montréalais. Il a enseigné des cours sur l’homosexualité et d’autres sujets à l’Université du Québec à Montréal et à l’université Concordia jusqu’à sa retraite en 2015.  En 2006, il a collaboré à la production de la vidéo À fleur de peau: Alan B. Stone et la photographie culturiste (Philip Lewis et Jean-Francois Monette, réal.) sur la carrière d’un photographe montréalais dont les AGQ possèdent la collection.  En 2011, il a reçu le Prix Hommage au Gala Arc-en-ciel en reconnaissance de son travail aux Archives gaies et de l'apport de sa recherche-diffusion sur l’histoire des communautés LGBTQ+ de Montréal.

MARIE-CLAUDE LAROUCHE | DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L'ÉDUCATION, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES

Après avoir travaillé au développement des ressources numériques au Musée McCord durant une dizaine d’années, Marie-Claude Larouche est, depuis 2010, professeure au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux portent principalement sur la didactique des sciences humaines, sur l’exploitation pédagogique du patrimoine culturel et sur la médiation culturelle, notamment au moyen d’outils et ressources numériques. Elle investigue plus particulièrement les liens qui peuvent se tisser entre les milieux éducatifs formel et non formel. Avec le soutien du Plan culturel numérique (mesure 73), son plus récent projet porte sur la valorisation scolaire des contenus culturels numériques, réunissant trois organismes culturels, BAnQ, le Musée des beaux-arts de Montréal et TéléQuébec, et le réseau de conseillers pédagogiques du ministère de l’Éducation voués à l’intégration des technologies (RECIT), pour les domaines de l’univers social, des arts et du développement de la personne (éthique et culture religieuse). www.uqtr.ca/marie-claude.larouche

MArtin landry | MONtréal en histoires

Enseignant d'histoire, scénarisateur pour Montréal en Histoires, créateur de plusieurs programmes pédagogiques et conseiller historique le les célébrations du 375e anniversaire de la fondation de Montréal. Diplômé en histoire de l’Université de Montréal et en pédagogie de l’Université du Québec à Hull, Martin Landry enseigne l’histoire depuis plus de 20 ans. À titre de spécialiste de la vulgarisation historique, il a collaboré à la rédaction de plusieurs ouvrages pédagogiques historiques. Il est le créateur de nombreuses expositions virtuelles, jeux-questionnaires, réalités augmentées, réalités virtuelles et collabore régulièrement avec la Presse+, Le Devoir, Radio-Canada et MAtv. Pédagogue, Martin fait régulièrement des conférences sur l’histoire de Montréal et du Québec.

maRIE-EVE OUELLET | COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE du québec

Spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France, Marie-Eve Ouellet est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université de Montréal et de l’Université Rennes 2 (2015). De 2007 à 2015, elle dirige les Services historiques Six-Associés, compagnie de Québec spécialisée en animation historique. Après avoir été chargée de cours à l’UQAR, à l’UQTR et à l’Université de Sherbrooke, elle est depuis avril 2016 historienne et chargée de projets à la Commission de la capitale nationale du Québec, où elle pilote le renouvellement du programme éducatif Découvrir la capitale nationale.

Danny Perreault | UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL

Danny Perreault est artiste, travailleur culturel et enseignant en art numérique. Il est titulaire d’une maîtrise en communication en média expérimental de l’Université du Québec à Montréal. Son mémoire déposé en 2013, porte sur les questions reliées au vidéomapping. Il produit des œuvres audiovisuelles, des installations vidéo volumétriques présentées dans les festivals nationaux et internationaux et participe à des laboratoires de co-créations avec d’autres artistes du centre Perte de signal. Il s’intéresse tant aux impacts esthétiques que sociaux des arts numériques. Il enseigne la création audiovisuelle interactive et les méthodes de co-création à l’Université du Québec à Montréal, à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

JULIA POYET | Université du Québec à Montréal

Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.

MARIO ROBERT | Chef de la Section des archives de la Ville de Montréal

Détenteur d’une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal, d’une maîtrise en bibliothéconomie de l’Université de Montréal et d’un DESS en gestion des organismes culturels de HEC Montréal, Mario Robert est le chef de la Section des archives à la Ville de Montréal. De 1985 à 1991, il a été bibliothécaire-archiviste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avant de se joindre à la Ville en tant qu’analyste en gestion des documents et des archives. Chargé de cours à l’Université de Montréal de 2004 à 2008, il a enseigné la description et la diffusion des archives à la maîtrise en sciences de l’information. Auteur de plusieurs articles, conférencier, blogueur et chroniqueur en archivistique et en histoire, il a codirigé l’ouvrage La gestion des archives photographiques publié aux Presses de l’Université du Québec en 2001. Il est aussi coauteur des livres Vivre Montréal 1920-1969 (2011), Quand les archives racontent Montréal : 100 pièces d’exception (2013) et Quartiers disparus (2014).

LÉON ROBICHAUD | Université de Sherbrooke

Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.

DIMITRI ROUSSOPOULOS | COFONDATEUR DU COMITÉ DES CITOYENS DE MILTON-PARC

À venir.

ALAIN ROY | HISTORIEN ET CHERCHEUR RÉGULIER AU LHPM

Après avoir complété sa maîtrise en histoire sur la patrimonialisation du Vieux-Québec (Université Laval, 1995), Alain Roy a œuvré pendant de nombreuses années comme consultant en histoire, patrimoine et muséologie, notamment au sein de la firme Histoire plurielle. Il s’est intéressé notamment aux enjeux de mémoire, de commémoration et de patrimonialisation, au patrimoine viaire ainsi qu’à l’histoire urbaine. Il a publié de nombreux articles et rapports de recherche et est le coauteur de deux ouvrages sur l’histoire de Québec. Concepteur, chargé de projet et expert-conseil pour l’Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-Franc, il a également assumé la codirection de l’atlas historique Les traces de la Nouvelle-France au Québec et en Poitou-Charentes. Québec, PUL (2008), volume publié en miroir au Québec et en France. Il est actuellement à l’emploi de Bibliothèque et Archives Canada.

RONALD RUDIN | PROFESSEUR D’HISTOIRE, UNIVERSITÉ CONCORDIA

Ronald Rudin effectue des recherches sur les enjeux touchant à l’histoire culturelle et environnementale au Canada. Pour le volet culturel, il explore les façons de représenter le passé au moyen d’outils tels que les événements commémoratifs, les monuments ou la création artistique. Quels faits du passé sont retenus pour les représentations publiques, et comment les présente-t-on? À cet égard, il dirige actuellement le projet Histoires retrouvées qui reprend des faits peu connus de l’histoire du Canada et les transforme en œuvres d’art public, puis les documente à l’aide de courts métrages documentaires. M. Rudin s’intéresse particulièrement à la façon dont les Acadiens, les francophones du Canada atlantique, représentent leur passé, notamment en ce qui a trait aux aspects environnementaux qu’ils voient comme un reflet de leur identité.

CORNÉLIA STRICKLER | MUSÉE DE L’HOLOCAUSTE MONTRÉAL

Cornélia Strickler est titulaire d’une maitrise en histoire. En tant que Coordonnatrice à l’éducation du Musée de l’Holocauste Montréal, elle est chargée de créer des activités pédagogiques basées sur les collections du musée, en étroite collaboration avec les enseignants québécois et canadiens. Au cours des dernières années, elle a travaillé sur de nombreux projets du Musée alliant histoire, éducation et numérique. Elle a notamment participé au développement de cartes et lignes du temps interactives, du site Récits de vie de l’Holocauste et de l’exposition virtuelle Ensemble contre le génocide.

 ANNETTE VIEL | MUSÉOLOGUE ET CONSULTANTE INTERNATIONALE

Annette Viel, muséologue, consultante internationale, a été professeur en muséologie et patrimoine en France de 1999-2007. Auparavant, elle a travaillé à Parcs Canada à la mise en valeur de plusieurs sites historiques et parcs nationaux. Elle prône un approche transdisciplinaire et diversifiée n’hésitant pas à prendre des voies inédites alliant arts, sciences et technologies. Spécialiste de la question de l’« esprit des lieux », elle a publié divers articles qui témoignent d'une nécessité d’œuvrer pour des lieux ouverts sur demain, des lieux incitant les publics à vivre une expérience de sens. Elle a été très impliquée au sein d’ICOM notamment comme présidente du comité canadien. En 2012, elle recevait le prix carrière de la Société des Musées Québécois (SMQ), précédé en 2008 du prix rayonnement international donné l’Association des Musées Canadiens (AMC) et ICOM.

Comité scientifique et conférenciers

Biographies des membres du comité scientifique

Harold Bérubé

Harold Bérubé est professeur agrégé au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il a une formation en histoire et en études urbaines et s’intéresse à l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants. Ses travaux les plus récents portent sur le rapport des élites aux espaces urbains durant les XIXe et XXe siècles, et tout particulièrement sur l’utilisation de ces espaces comme outils de reproduction sociale et comme symboles de prestige et de pouvoir. Ses recherches actuelles sont consacrées à la façon dont est pensée et gouvernée la ville au Québec durant les premières décennies du XXe siècle..


Joanne Burgess

Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et l’équipe Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.


Dany Fougères

Dany Fougères est professeur au Département d’histoire de l'UQAM. Il s’intéresse particulièrement à Montréal et sa région (son île), aux infrastructures et travaux publics, aux réseaux techniques, à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme. Plus largement, il s’intéresse à l’étude des territoires québécois, locaux et régionaux, aux conditions historiques et contemporaines de leur occupation et aux transformations de leur environnement. Dany Fougères porte également un regard sur les expériences étrangères, cela afin d’ajouter une perspective comparative à l’étude du Québec et plus globalement d’observer, à l’international, les pratiques publiques ou privées en matière de planification et d’aménagement du territoire et de gestion des infrastructures publiques et réseaux techniques.


Julia Poyet

Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.


Léon Robichaud

Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.


Natasha Zwarich

Natasha Zwarich est professeure en archivistique au Département d’histoire de l'UQAM. Elle détient un doctorat en sciences de l’information de l’Université McGill. Ses intérêts de recherche portent sur la gestion électronique des documents, notamment les problématiques de gestion touchant le courrier électronique, les métadonnées, les compétences informationnelles des étudiants en histoire ainsi que la gouvernance informationnelle, plus spécifiquement les indicateurs de performance normalisés en archivistique. Elle a occupé différents postes d’archiviste dans des organismes publics durant près de 10 ans.


L’École d’été Montréal numérique est une initiative issue du Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir dont le programme de recherche intègre l’élaboration de nouveaux savoirs disciplinaires et le développement de connaissances, d’applications logicielles et d’outils numériques nouveaux. De manière plus précise, ce programme vise l’avancement des connaissances par la recherche fondamentale et appliquée ainsi que la mise en œuvre d’un ensemble diversifié d’activités de mobilisation visant le transfert et la diffusion des résultats de recherche auprès de différents publics. Les médias numériques sont au cœur des activités de Montréal, plaque tournante : la modélisation 3D/4D, le géoréférencement des données, et la conception d’une infrastructure de données géospatialisées. C’est dans cette perspective que le Partenariat souhaite contribuer à la formation des étudiants, des jeunes chercheurs et des intervenants en organisant une école d’été dédiée à l’exploration d’outils de travail numériques pour l’étude de l’histoire et du patrimoine.

Ce projet d’école d’été a été élaboré par un comité de professeurs des départements d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université de Sherbrooke, en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communications. Le comité est composé de Harold Bérubé, Joanne Burgess, Dany Fougères, Julia Poyet, Léon Robichaud et Natasha Zwarich.

La programmation de Montréal numérique s’articule sur un cycle de quatre ans dont chaque édition vise l’approfondissement d’une thématique particulière. L’édition 2014 a eu pour thème Temps et Espace; l’édition 2015 s'est concentrée sur Le passé modélisé; l’édition 2016 a été l’occasion d’explorer L’histoire par l’image; et enfin, l’édition 2017 aura pour objet Commémoration, interactivité et visualisation.

BIENVENUE SUR LE SITE DE L’ÉCOLE D’ÉTÉ MONTRÉAL NUMÉRIQUE

L’École d’été Montréal numérique est un lieu de formation consacré à l’exploration des relations entre l’histoire et le numérique, avec Montréal comme laboratoire de recherche. L’objectif général de la formation est de contribuer au développement des compétences numériques des étudiants, des jeunes chercheurs et des intervenants en patrimoine par un programme structuré d’activités pédagogiques jumelant le numérique, l’histoire et le patrimoine.

MontrealNum2017 ProlongationL’édition 2017 de l’École d’été se déroule du 13 au 19 août et a pour thème Commémoration, interactivité et visualisation. Dans le contexte du 375e anniversaire de la fondation de Montréal, cette formation intensive propose d’étudier la commémoration à travers ses dimensions spatiales, ses thèmes, ses acteurs, ses intentions et ses dispositifs. Cette thématique sera aussi l’occasion d’explorer les apports du numérique à l’élaboration d’activités commémoratives dans une perspective d’enseignement de l’histoire et de la citoyenneté.

Cette quatrième et dernière édition de l’École d’été Montréal numérique propose plusieurs conférences, des visites de terrain et des ateliers pratiques. Ces activités d’apprentissage visent à permettre aux participants de se familiariser avec le Système de cartographie de l’histoire de Montréal (SCHEMA) et de s’initier aux enjeux de l’utilisation de projections architecturales et de médias interactifs à des fins commémoratives.


Découvrez le thème de l'édition 2017 présenté en son et en image par Joanne Burgess, directrice du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal.


logo-montreal-plaque-tournante    logo usherbrooke      archives Montréal

Avec le soutien financier du :

logo-crsh