Article des Actualités UQAM, « Montréal numérique 2017 », par Pierre-Étienne Caza, 8 août 2017.
Renseignements pratiques
Ce cours s’adresse aux étudiantes et étudiants universitaires de fin de 1er cycle (75 crédits minimum acquis) ou de 2e cycle, aux intervenantes et intervenants du milieu communautaire de même qu’aux professionnelles et professionnels œuvrant au sein d’institutions consacrées à la recherche, l’enseignement, la diffusion ou la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine. Le cours pourra être crédité au 1er cycle (HIM114H) ou au 2e cycle (HIS7008).
Le nombre de places est limité et la sélection se fera sur dossier.
Pour les étudiantes et étudiants désirant se faire créditer l’activité, votre dossier de candidature doit comprendre :
- Vos relevés de notes : pour le 1er cycle (HIM114H), un relevé attestant des 75 crédits acquis ; pour le 2e cycle (HIS7008), le relevé de notes du baccalauréat et de votre maîtrise, le cas échéant.
- Un curriculum vitae
- Une lettre de motivation précisant vos intérêts de recherche et les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer à l’École d’été Montréal numérique.
- Vous serez ainsi admissible à l’une des deux bourses d’étude de 175$ offertes par le Partenariat Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir pour défrayer les frais d’inscription à l’École d’été. Ces bourses seront attribuées en fonction de l’excellence du dossier.
Pour toute ou autre candidate ou tout autre candidat :
- Un curriculum vitae
- Une lettre de motivation précisant vos intérêts de recherche ou votre expérience pertinente et les raisons pour lesquelles vous souhaitez participer à l’École d’été Montréal numérique.
Le dossier de candidature doit être envoyé à mtlnumerique@uqam.ca.
Frais d’inscription
- 175$ pour les étudiantes et les étudiants inscrits à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et dans toute autre université québécoise, qui suivent le cours en tant qu'activité créditée. À ce montant s'ajoutent des frais habituels d’inscription à l’université de rattachement. C’est donc dire que, pour que l’activité soit créditée, deux paiements distincts seront requis : votre inscription à l’École d’été et les frais de scolarité pour le cours payables à votre université
- 175$ (taxes en sus) pour les étudiantes et les étudiants inscrits à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et dans toute autre université québécoise, qui suivent le cours en tant que formation continue, sans obtention de crédits
- 400$ (taxes en sus) pour les membres d’organismes communautaires, les retraités et les diplômés récents (moins de 3 ans)
- 775$ (taxes en sus) pour les professionnels, les fonctionnaires, etc.
Ce montant couvre l’ensemble des coûts liés à l’école, dont certains repas. Prière de noter que les frais d’inscription ne sont pas remboursables en cas d’annulation.
Biographies des conférenciers
HAROLD BÉRUBÉ | Université dE SHERBROOKE
Harold Bérubé est professeur agrégé au département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il a une formation en histoire et en études urbaines et s’intéresse à l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants. Il est membre du réseau VRM, du Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et du Centre de recherche interdisciplinaire en études montréalaises. Ses recherches actuelles sont consacrées à la façon dont est pensée et gouvernée la ville au Québec au 20e siècle.
RENÉ BINETTE | DIRECTEUR, ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE
René Binette est directeur de l’Écomusée du fier monde qui se définit comme un musée d’histoire et un musée citoyen. Associé à cette institution depuis le début des années 1980, il fait partie des membres fondateurs de l’Écomusée, une institution qui s’est méritée de nombreux prix d’excellence. René Binette est également chargé de cours à l’UQAM et engagé dans le milieu associatif. Il est actuellement président du conseil de Voies culturelles des faubourgs et trésorier de l’Association québécoise pour le patrimoine industriel.René Binette a écrit de nombreux articles pour des revues québécoises, canadiennes et étrangères. Expert en matière de patrimoine et d’écomuséologie, il a participé à plusieurs colloques et conférences, sur la scène nationale et internationale. Il a reçu le Prix Barbara A. Tyler pour le leadership muséal, de l’Association des musées canadiens (AMC) en 2014 et porte le titre de Fellow de l'AMC depuis 2013.
Jonathan Bonneau | UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Passionné des jeux, de l’enseignement et du développement de projets, il se consacre à l’étude du jeu de rôle, du sentiment de présence et de la scénarisation. Coordonnateur pour les groupes de recherche GRISQ et HomoLudens ainsi que pour le Laboratoire en Médias Socionumériques et Ludification, il se spécialise dans le design, l’analyse et la mise en application des phénomènes de l’immersion et de la ludification. Technologue, il se penche aussi sur certaines problématiques, telles que la programmation d'intelligences artificielles, la captation et l'archivage de type "Big Data", ainsi que la création de passerelles entre questions de recherche et bases de données.
JOANNE BURGESS | Université du Québec à Montréal
Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et le Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.
BENJAMIN DERUELLE | UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Benjamin Deruelle est agrégé d'histoire, docteur de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Professeur d'histoire de l'Europe moderne à l'Université du Québec à Montréal et chercheur à l'IRHIS (Institut de Recherches Historiques du Septentrion, UMR 8529 - CNRS-Université de Lille SHS). Ses travaux portent sur la culture, les représentations et les pratiques guerrières aux XVe-XVIIe siècles.
ELIZABETH-ANN DOYLE | DIRECTRICE GÉNÉRALE ET ARTISTIQUE, MU
Depuis plus de vingt ans, Elizabeth-Ann Doyle a travaillé dans des institutions culturelles telles que la Place des Arts, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Cirque du Soleil, expériences qui ont forgé sa passion absolue pour le milieu des arts. Elle a cofondé MU, un organisme de bienfaisance qui souhaite transformer Montréal en musée d’art à ciel ouvert. Sa mission est d’éduquer la population à l’importance de l’art dans l’espace public, en réalisant des murales ancrées dans la communauté. Ses interventions sont basées sur la démocratisation de l’art et du développement social. En dix ans, MU a produit près de 100 murales d’envergure dans 15 quartiers de la métropole, et plus de 200 murales en milieu sociocommunautaire. MU est récipiendaire de nombreux prix et distinctions, dont le prix femmes d’affaires du Québec/catégorie OBNL (2016), les coups de coeur des prix Arts-Affaires (CCMM), Novae, Développement durable (2014), le prix Citoyen de la culture du réseau Les Arts et la ville (2012), le prix ARISTA de la Jeune Chambre de commerce de Montréal (2011), deux prix Grafika (2008, 2012), le prix Innovation Arts et culture TELUS (2010), deux prix nationaux au Concours québécois en entrepreneuriat (2008), le prix FORCES du Défi de l’entrepreneuriat au Féminin (2007).
ross higgins | archives gaies du québec
Ross Higgins est anthropologue et militant gai depuis les années 70. Sa thèse de doctorat (McGill 1997) porte sur l’émergence d’un sentiment d’appartenance collective parmi les hommes gais de Montréal jusqu’en 1970. En 1983, il a cofondé les Archives gaies du Québec, un centre de recherche autonome au service des communautés LGBTQ où il travaille toujours comme bénévole. Il a écrit deux livres, De la clandestinité à l'affirmation: pour une histoire de la communauté gaie montréalaise (1999) et Peter Flinsch: The Body in Question (2008), sur un peintre gai montréalais. Il a enseigné des cours sur l’homosexualité et d’autres sujets à l’Université du Québec à Montréal et à l’université Concordia jusqu’à sa retraite en 2015. En 2006, il a collaboré à la production de la vidéo À fleur de peau: Alan B. Stone et la photographie culturiste (Philip Lewis et Jean-Francois Monette, réal.) sur la carrière d’un photographe montréalais dont les AGQ possèdent la collection. En 2011, il a reçu le Prix Hommage au Gala Arc-en-ciel en reconnaissance de son travail aux Archives gaies et de l'apport de sa recherche-diffusion sur l’histoire des communautés LGBTQ+ de Montréal.
MARIE-CLAUDE LAROUCHE | DÉPARTEMENT DES SCIENCES DE L'ÉDUCATION, UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES
Après avoir travaillé au développement des ressources numériques au Musée McCord durant une dizaine d’années, Marie-Claude Larouche est, depuis 2010, professeure au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ses travaux portent principalement sur la didactique des sciences humaines, sur l’exploitation pédagogique du patrimoine culturel et sur la médiation culturelle, notamment au moyen d’outils et ressources numériques. Elle investigue plus particulièrement les liens qui peuvent se tisser entre les milieux éducatifs formel et non formel. Avec le soutien du Plan culturel numérique (mesure 73), son plus récent projet porte sur la valorisation scolaire des contenus culturels numériques, réunissant trois organismes culturels, BAnQ, le Musée des beaux-arts de Montréal et TéléQuébec, et le réseau de conseillers pédagogiques du ministère de l’Éducation voués à l’intégration des technologies (RECIT), pour les domaines de l’univers social, des arts et du développement de la personne (éthique et culture religieuse). www.uqtr.ca/marie-claude.larouche
MArtin landry | MONtréal en histoires
Enseignant d'histoire, scénarisateur pour Montréal en Histoires, créateur de plusieurs programmes pédagogiques et conseiller historique le les célébrations du 375e anniversaire de la fondation de Montréal. Diplômé en histoire de l’Université de Montréal et en pédagogie de l’Université du Québec à Hull, Martin Landry enseigne l’histoire depuis plus de 20 ans. À titre de spécialiste de la vulgarisation historique, il a collaboré à la rédaction de plusieurs ouvrages pédagogiques historiques. Il est le créateur de nombreuses expositions virtuelles, jeux-questionnaires, réalités augmentées, réalités virtuelles et collabore régulièrement avec la Presse+, Le Devoir, Radio-Canada et MAtv. Pédagogue, Martin fait régulièrement des conférences sur l’histoire de Montréal et du Québec.
maRIE-EVE OUELLET | COMMISSION DE LA CAPITALE NATIONALE du québec
Spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France, Marie-Eve Ouellet est titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université de Montréal et de l’Université Rennes 2 (2015). De 2007 à 2015, elle dirige les Services historiques Six-Associés, compagnie de Québec spécialisée en animation historique. Après avoir été chargée de cours à l’UQAR, à l’UQTR et à l’Université de Sherbrooke, elle est depuis avril 2016 historienne et chargée de projets à la Commission de la capitale nationale du Québec, où elle pilote le renouvellement du programme éducatif Découvrir la capitale nationale.
Danny Perreault | UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL
Danny Perreault est artiste, travailleur culturel et enseignant en art numérique. Il est titulaire d’une maîtrise en communication en média expérimental de l’Université du Québec à Montréal. Son mémoire déposé en 2013, porte sur les questions reliées au vidéomapping. Il produit des œuvres audiovisuelles, des installations vidéo volumétriques présentées dans les festivals nationaux et internationaux et participe à des laboratoires de co-créations avec d’autres artistes du centre Perte de signal. Il s’intéresse tant aux impacts esthétiques que sociaux des arts numériques. Il enseigne la création audiovisuelle interactive et les méthodes de co-création à l’Université du Québec à Montréal, à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.
JULIA POYET | Université du Québec à Montréal
Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.
MARIO ROBERT | Chef de la Section des archives de la Ville de Montréal
Détenteur d’une maîtrise en histoire de l’Université du Québec à Montréal, d’une maîtrise en bibliothéconomie de l’Université de Montréal et d’un DESS en gestion des organismes culturels de HEC Montréal, Mario Robert est le chef de la Section des archives à la Ville de Montréal. De 1985 à 1991, il a été bibliothécaire-archiviste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) avant de se joindre à la Ville en tant qu’analyste en gestion des documents et des archives. Chargé de cours à l’Université de Montréal de 2004 à 2008, il a enseigné la description et la diffusion des archives à la maîtrise en sciences de l’information. Auteur de plusieurs articles, conférencier, blogueur et chroniqueur en archivistique et en histoire, il a codirigé l’ouvrage La gestion des archives photographiques publié aux Presses de l’Université du Québec en 2001. Il est aussi coauteur des livres Vivre Montréal 1920-1969 (2011), Quand les archives racontent Montréal : 100 pièces d’exception (2013) et Quartiers disparus (2014).
LÉON ROBICHAUD | Université de Sherbrooke
Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.
DIMITRI ROUSSOPOULOS | COFONDATEUR DU COMITÉ DES CITOYENS DE MILTON-PARC
À venir.
ALAIN ROY | HISTORIEN ET CHERCHEUR RÉGULIER AU LHPM
Après avoir complété sa maîtrise en histoire sur la patrimonialisation du Vieux-Québec (Université Laval, 1995), Alain Roy a œuvré pendant de nombreuses années comme consultant en histoire, patrimoine et muséologie, notamment au sein de la firme Histoire plurielle. Il s’est intéressé notamment aux enjeux de mémoire, de commémoration et de patrimonialisation, au patrimoine viaire ainsi qu’à l’histoire urbaine. Il a publié de nombreux articles et rapports de recherche et est le coauteur de deux ouvrages sur l’histoire de Québec. Concepteur, chargé de projet et expert-conseil pour l’Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-Franc, il a également assumé la codirection de l’atlas historique Les traces de la Nouvelle-France au Québec et en Poitou-Charentes. Québec, PUL (2008), volume publié en miroir au Québec et en France. Il est actuellement à l’emploi de Bibliothèque et Archives Canada.
RONALD RUDIN | PROFESSEUR D’HISTOIRE, UNIVERSITÉ CONCORDIA
Ronald Rudin effectue des recherches sur les enjeux touchant à l’histoire culturelle et environnementale au Canada. Pour le volet culturel, il explore les façons de représenter le passé au moyen d’outils tels que les événements commémoratifs, les monuments ou la création artistique. Quels faits du passé sont retenus pour les représentations publiques, et comment les présente-t-on? À cet égard, il dirige actuellement le projet Histoires retrouvées qui reprend des faits peu connus de l’histoire du Canada et les transforme en œuvres d’art public, puis les documente à l’aide de courts métrages documentaires. M. Rudin s’intéresse particulièrement à la façon dont les Acadiens, les francophones du Canada atlantique, représentent leur passé, notamment en ce qui a trait aux aspects environnementaux qu’ils voient comme un reflet de leur identité.
CORNÉLIA STRICKLER | MUSÉE DE L’HOLOCAUSTE MONTRÉAL
Cornélia Strickler est titulaire d’une maitrise en histoire. En tant que Coordonnatrice à l’éducation du Musée de l’Holocauste Montréal, elle est chargée de créer des activités pédagogiques basées sur les collections du musée, en étroite collaboration avec les enseignants québécois et canadiens. Au cours des dernières années, elle a travaillé sur de nombreux projets du Musée alliant histoire, éducation et numérique. Elle a notamment participé au développement de cartes et lignes du temps interactives, du site Récits de vie de l’Holocauste et de l’exposition virtuelle Ensemble contre le génocide.
ANNETTE VIEL | MUSÉOLOGUE ET CONSULTANTE INTERNATIONALE
Annette Viel, muséologue, consultante internationale, a été professeur en muséologie et patrimoine en France de 1999-2007. Auparavant, elle a travaillé à Parcs Canada à la mise en valeur de plusieurs sites historiques et parcs nationaux. Elle prône un approche transdisciplinaire et diversifiée n’hésitant pas à prendre des voies inédites alliant arts, sciences et technologies. Spécialiste de la question de l’« esprit des lieux », elle a publié divers articles qui témoignent d'une nécessité d’œuvrer pour des lieux ouverts sur demain, des lieux incitant les publics à vivre une expérience de sens. Elle a été très impliquée au sein d’ICOM notamment comme présidente du comité canadien. En 2012, elle recevait le prix carrière de la Société des Musées Québécois (SMQ), précédé en 2008 du prix rayonnement international donné l’Association des Musées Canadiens (AMC) et ICOM.
Comité scientifique et conférenciers
Biographies des membres du comité scientifique
Harold Bérubé
Harold Bérubé est professeur agrégé au Département d’histoire de l’Université de Sherbrooke. Il a une formation en histoire et en études urbaines et s’intéresse à l’histoire politique et culturelle des villes et de leurs habitants. Ses travaux les plus récents portent sur le rapport des élites aux espaces urbains durant les XIXe et XXe siècles, et tout particulièrement sur l’utilisation de ces espaces comme outils de reproduction sociale et comme symboles de prestige et de pouvoir. Ses recherches actuelles sont consacrées à la façon dont est pensée et gouvernée la ville au Québec durant les premières décennies du XXe siècle..
Joanne Burgess
Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal et l’équipe Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir; elle est aussi la directrice de l’Institut du patrimoine de l’UQAM. Ses activités de recherche et ses publications traitent de l’histoire de l’industrialisation et du travail, de même que de l’évolution de la société et de l’espace urbains aux XIXe et XXe siècles. Ses projets récents s’intéressent à l’histoire de la consommation, à l’évolution des pratiques et des espaces commerciaux dans la ville (1850-1880), à la vocation portuaire et maritime de Montréal et à son rôle comme plaque tournante des échanges économiques au XIXe siècle, ainsi qu’à la géographie et aux modalités de l’approvisionnement alimentaire du Montréal préindustriel.
Dany Fougères
Dany Fougères est professeur au Département d’histoire de l'UQAM. Il s’intéresse particulièrement à Montréal et sa région (son île), aux infrastructures et travaux publics, aux réseaux techniques, à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme. Plus largement, il s’intéresse à l’étude des territoires québécois, locaux et régionaux, aux conditions historiques et contemporaines de leur occupation et aux transformations de leur environnement. Dany Fougères porte également un regard sur les expériences étrangères, cela afin d’ajouter une perspective comparative à l’étude du Québec et plus globalement d’observer, à l’international, les pratiques publiques ou privées en matière de planification et d’aménagement du territoire et de gestion des infrastructures publiques et réseaux techniques.
Julia Poyet
Julia Poyet est professeure en didactique au Département d’histoire de l'UQAM. Ses intérêts de recherche portent sur l'apprentissage et l’enseignement des sciences humaines du préscolaire à l’université. En effet, si ses études doctorales lui ont permis de développer une expertise en didactique de l’univers social au premier cycle du primaire, son parcours professionnel et son engagement actuel dans le développement de programmes universitaires lui ont permis de compléter sa connaissance du champ de la didactique en histoire au secondaire et au post-secondaire. L’enseignement-apprentissage des concepts, le développement de l’identité sociale, l’appropriation des techniques en sciences humaines, l’utilisation de l’audiovisuel et des TIC en classe, les pratiques enseignantes (et professorales) et l’enseignement par projet, sont autant de thématiques dans lesquelles s’inscrivent ses travaux.
Léon Robichaud
Léon Robichaud est professeur à l'Université de Sherbrooke et est spécialiste de l’histoire sociale du politique. Il s’intéresse particulièrement au milieu montréalais avant 1800 : période qui lui permet d’associer son intérêt pour les rapports socio-politiques à l’étude de l’espace et de la population. Ses recherches actuelles portent sur l’évolution des institutions de la justice à Montréal et aux Trois-Rivières aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il est codirecteur du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal où il coordonne les projets liés à l’histoire et au numérique. Il a développé une expertise dans les divers aspects de l'informatique appliquée à l'histoire : conception de bases de données, programmation, développement Web, modélisation 3D, visualisation de données et développement d'applications pédagogiques.
Natasha Zwarich
Natasha Zwarich est professeure en archivistique au Département d’histoire de l'UQAM. Elle détient un doctorat en sciences de l’information de l’Université McGill. Ses intérêts de recherche portent sur la gestion électronique des documents, notamment les problématiques de gestion touchant le courrier électronique, les métadonnées, les compétences informationnelles des étudiants en histoire ainsi que la gouvernance informationnelle, plus spécifiquement les indicateurs de performance normalisés en archivistique. Elle a occupé différents postes d’archiviste dans des organismes publics durant près de 10 ans.
L’École d’été Montréal numérique est une initiative issue du Partenariat de recherche Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir dont le programme de recherche intègre l’élaboration de nouveaux savoirs disciplinaires et le développement de connaissances, d’applications logicielles et d’outils numériques nouveaux. De manière plus précise, ce programme vise l’avancement des connaissances par la recherche fondamentale et appliquée ainsi que la mise en œuvre d’un ensemble diversifié d’activités de mobilisation visant le transfert et la diffusion des résultats de recherche auprès de différents publics. Les médias numériques sont au cœur des activités de Montréal, plaque tournante : la modélisation 3D/4D, le géoréférencement des données, et la conception d’une infrastructure de données géospatialisées. C’est dans cette perspective que le Partenariat souhaite contribuer à la formation des étudiants, des jeunes chercheurs et des intervenants en organisant une école d’été dédiée à l’exploration d’outils de travail numériques pour l’étude de l’histoire et du patrimoine.
Ce projet d’école d’été a été élaboré par un comité de professeurs des départements d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et de l’Université de Sherbrooke, en collaboration avec le ministère de la Culture et des Communications. Le comité est composé de Harold Bérubé, Joanne Burgess, Dany Fougères, Julia Poyet, Léon Robichaud et Natasha Zwarich.
La programmation de Montréal numérique s’articule sur un cycle de quatre ans dont chaque édition vise l’approfondissement d’une thématique particulière. L’édition 2014 a eu pour thème Temps et Espace; l’édition 2015 s'est concentrée sur Le passé modélisé; l’édition 2016 a été l’occasion d’explorer L’histoire par l’image; et enfin, l’édition 2017 aura pour objet Commémoration, interactivité et visualisation.
BIENVENUE SUR LE SITE DE L’ÉCOLE D’ÉTÉ MONTRÉAL NUMÉRIQUE
L’École d’été Montréal numérique est un lieu de formation consacré à l’exploration des relations entre l’histoire et le numérique, avec Montréal comme laboratoire de recherche. L’objectif général de la formation est de contribuer au développement des compétences numériques des étudiants, des jeunes chercheurs et des intervenants en patrimoine par un programme structuré d’activités pédagogiques jumelant le numérique, l’histoire et le patrimoine.
L’édition 2017 de l’École d’été se déroule du 13 au 19 août et a pour thème Commémoration, interactivité et visualisation. Dans le contexte du 375e anniversaire de la fondation de Montréal, cette formation intensive propose d’étudier la commémoration à travers ses dimensions spatiales, ses thèmes, ses acteurs, ses intentions et ses dispositifs. Cette thématique sera aussi l’occasion d’explorer les apports du numérique à l’élaboration d’activités commémoratives dans une perspective d’enseignement de l’histoire et de la citoyenneté.
Cette quatrième et dernière édition de l’École d’été Montréal numérique propose plusieurs conférences, des visites de terrain et des ateliers pratiques. Ces activités d’apprentissage visent à permettre aux participants de se familiariser avec le Système de cartographie de l’histoire de Montréal (SCHEMA) et de s’initier aux enjeux de l’utilisation de projections architecturales et de médias interactifs à des fins commémoratives.
Découvrez le thème de l'édition 2017 présenté en son et en image par Joanne Burgess, directrice du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal.




